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Le patriarche Cyrille : l’unité retrouvée n’est pas un témoignage de la sagesse humaine, mais de la puissance divine.

publié le 7 nov. 2019 à 09:10 par Responsable Communication   [ mis à jour : 7 nov. 2019 à 09:29 ]

05-11-2019 - Une réception solennelle a été donnée le 3 novembre 2019 dans les réfectoires de la cathédrale du Christ-Sauveur, à l’occasion du rattachement de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale à l’Église orthodoxe russe. S’adressant aux invités, le patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie a partagé ses réflexions sur les causes de la réunion historique de l’Archevêché des paroisses de tradition russe en Europe occidentale à l’Église-Mère.

« Ce n’est pas parce que la situation politique a changé, a dit, notamment le patriarche. Ni parce que la Russie et l’Europe occidentale auraient changé, ni à cause de rapports différents entre les pays, ni, non plus, parce qu’une nouvelle génération a grandi ou que les gens ont ressenti la nécessité d’en venir là. Tous ces facteurs humains auraient pu influer aussi bien en faveur de l’événement d’aujourd’hui que contre lui, puisqu’il y a autant d’opinions que de têtes, et que les opinions diffèrent. Malgré tout, d’où que nous venions, aussi bien des pays d’Europe occidentale où l’Archevêché est présent, que de Russie où des autres pays où est présent le Patriarcat de Moscou, nous sommes parvenus à un point étonnant de complet accord. »

« Pour moi, ce n’est pas un témoignage de la sagesse humaine, mais de la puissance divine. Les diplomates ecclésiastiques les plus expérimentés peuvent bien siéger pendant longtemps, élaborant d’excellentes formules, tout peut s’arrêter en un instant et revenir en arrière. J’appartiens à une génération du clergé de l’Église orthodoxe russe qui a participé au dialogue avec l’Archevêché, avec l’Église russe hors-frontières, avec d’autres organisations religieuses en Europe et en Amérique. Je me souviens bien que même lorsque tous les interlocuteurs étaient d’accord, on n’arrivait pas à en venir à la décision qui aurait amené le rattachement. Malgré de bonnes relations personnelles avec les prêtres, les laïcs, la jeunesse, on n’arrivait pas à dépasser la ligne de division, et ce n’est pas parce que quelqu’un à Moscou ou à Paris l’empêchait », a constaté le primat de l’Église orthodoxe russe.

« De quoi témoigne notre réunion aujourd’hui ? – a poursuivi Sa Sainteté. Sans doute de ce qu’il fallait boire jusqu’à la lie la coupe de la division engendrée par le péché humain, par la révolution, la guerre civile, l’éloignement moral. Il fallait passer par ce chemin difficile pour que le Seigneur tourne vers nous Sa miséricorde et dise : les enfants, ça suffit ! Unissez-vous ! »

« C’est par Sa parole que tout a eu lieu, je n’ai pas d’autre explication. Car si l’on s’en tient à la logique humaine ordinaire, quelque chose aurait sûrement repoussé les résultats de nos pourparlers à un moment donné. Mais cela ne s’est pas produit. Notre gratitude va avant tout, va uniquement non au patriarche, non à Mgr Jean, non au Synode ni à vos instituts conciliaires, mais au Seigneur, qui nous a manifesté Sa miséricorde et nous a dit : Assez, vous avez bu la coupe de la division, maintenant réunissez-vous, souvenez-vous que plus jamais rien de semblable ne doit se produire » a dit le patriarche Cyrille.

« Je pense que c’est la principale leçon à tirer de ce qui nous est arrivé dans le passé et qui nous a amenés à ce jour, à ce miracle de la concélébration de la divine liturgie à l’église du Christ-Sauveur. Je nous souhaite donc à tous de tirer parti de cette leçon divine et de bâtir les relations entre hiérarques et diocèses, tant en Russie qu’à l’étranger, de façon que la volonté de Dieu ne soit plus bafouée. Car nous avons bu la coupe des souffrances, et le Seigneur a eu pitié de nous, Il nous a réuni par Sa puissance divine autour de l’eucharistie d’aujourd’hui. A Lui la gloire pour les siècles des siècles. Amen » a conclu le primat de l’Église russe.

Source : Orthodoxie.com

Deux candidats pour le poste de secrétaire général du Conseil Oecuménique des Eglises

publié le 7 nov. 2019 à 08:10 par Président ACOS   [ mis à jour le·7 nov. 2019 à 09:12 par Responsable Communication ]

01-11-2019 - Le comité central du Conseil œcuménique des Églises [COE] a désigné deux candidats à la succession du pasteur Olav Fykse Tveit, secrétaire général sortant. Le Comité central du COE fera son choix du 18 au 24 mars 2020, à Genève, entre : Elizabeth Joy, britannico-indienne, actuellement à la tête de « Churches Together in England » [« Churches Together in England » ou « Les Églises ensemble en Angleterre », regroupe 49 Églises membres présentes dans le pays] et membre de l’Église syro-malankare, et le révérend Jerry Pillay, sud-africain, historien d’Église à l’Université de Pretoria et membre de l’Église presbytérienne d’Afrique du Sud. 

Le poste sera vacant à compter du 1er avril 2020, l’actuel secrétaire général, ayant annoncé au comité central en juin 2018 qu’il ne se représenterait pas pour un troisième mandat après avoir siégé pendant deux mandats de cinq ans. En outre, il a été déjà désigné comme prochain évêque président de la conférence épiscopale de l’Église luthérienne de Norvège.

Source : oikoumene.org

Le christianisme orthodoxe face aux défis de la société occidentale.

publié le 17 oct. 2019 à 10:31 par Responsable Communication   [ mis à jour : 7 nov. 2019 à 08:12 ]

Christophe Levalois est enseignant, prêtre orthodoxe (1), rédacteur en chef du site orthodoxie.com. Ses derniers ouvrages portent sur le christianisme et la communication, ainsi que sur la place du sacré dans l’histoire des sociétés.

Levalois rappelle donc avec intérêt que « la présence du christianisme orthodoxe en Europe occidentale à l’époque contemporaine est un phénomène qui n’est plus nouveau. En effet, on peut considérer globalement qu’il a deux siècles d’ancienneté, un peu plus ou un peu moins selon les pays ».

Il stipule également que « la démarche fut souvent la même dans la plupart des pays. Ce sont tout d’abord des communautés d’étrangers qui furent à l’origine des paroisses orthodoxes. Avec le temps, les générations suivantes, d’autres arrivées, les mariages mixtes et les conversions, ces communautés se sont intégrées dans la société d’accueil. La plupart du temps, elles ont conservé un lien avec le pays d’origine, lien juridictionnel, mais aussi culturel et assez souvent linguistique ».

Pour Levalois, l’orthodoxie représente un rempart face à la modernité désastreuse de notre époque. Il remarque : « En outre, en raison de l’importance primordiale de la tradition dans l’orthodoxie, qui est plurimillénaire, ces communautés observent naturellement une très grande réserve, et parfois expriment des critiques vigoureuses, vis-à-vis des évolutions du monde occidental, qui est également un modèle devenu, peu ou prou, planétaire aujourd’hui ». Effectivement, l’auteur précise que « la tradition orthodoxe manifeste le souci de l’intériorisation de l’humilité, qui est à l’opposé des aspects volontiers tapageurs et exhibitionnistes de la société actuelle ».

Cet ouvrage répond à un fait convenu et admis, en savoir qu’en Europe de l’Ouest et dans le monde occidental d’une manière générale, l’orthodoxie est méconnue. L’auteur explique qu’il existe « une tension » spirituelle et culturelle, qui est « ancienne et profonde, mais surtout due à une incompréhension ».

Il ajoute avec raison : « À part des spécialistes, des chercheurs remarquables et quelques personnes, l’Orient est peu connu en France, [et] c’est également vrai pour l’Europe orientale ».

Pourquoi sommes-nous dans cette situation ? Levalois propose la réponse suivante : « Cela s’explique notamment par le fait que l’enseignement scolaire n’offre qu’une place limitée aux cultures orientales et à leur histoire. C’est également vrai de la Russie ».

Il estime que certains remontent à Charlemagne pour expliquer cette fracture, « même si Anne de Kiev fut reine de France au XIe siècle. »

Nous lisons ce propos avec intérêt : « La recréation d’un empire en Occident (conçu comme étant la résurgence de l’Empire romain, l’Empereur portant le titre d’empereur des Romains) a suscité une opposition à l’Empire romain d’Orient (un intitulé que nous préférons à Empire Byzantin, une création occidentale du XVIe siècle). Déjà, peu d’années auparavant, au concile de Francfort, en 794, sous l’impulsion de Charlemagne qui n’était pas encore empereur, le deuxième concile de Nicée, en 787, fut condamné. L’opposition était là principalement théologique, mais la rivalité politique n’est pas à exclure ».

Nonobstant le sac de Constantinople de 1204, le dialogue « bien que difficile, parfois suspendu, n’était pas encore rompu. Par contre la chute de Constantinople, en 1453, consacre définitivement une rupture entre l’Occident et l’Orient chrétien ».

Aujourd’hui les relations sont plutôt apaisées, malgré les vicissitudes et les aléas des politiques internationales. Cependant, Levalois écrit : « Les Russes connaissent mieux la culture française que les Français la culture russe ».

Il ne faut pas oublier qu’après la révolution de 1917, nombreux sont les Russes Blancs qui émigrèrent en France. Ce phénomène consolida l’appropriation culturelle et sociale des Russes à l’endroit des mœurs françaises que la francophilie des siècles précédents avait suscitée en Russie (la noblesse parlant et écrivant le meilleur des français).

L’auteur regrette cette méconnaissance, car il estime que c’est regrettable de mettre ainsi « des distances avec des populations qui ont un préjugé très favorable vis-à-vis de nous, notamment en raison de notre héritage historique et culturel, mais aussi parce que nous sommes complémentaires, on le voit dans nos approches intellectuelles : la rigueur française d’un côté, l’ampleur et l’illimité russes de l’autre, qui produisent une fascination réciproque pouvant être fructueuse pour chacun ».

De fait, orthodoxes et catholiques se rejoignent dans leurs critiques au sujet des dérives de la science, de la société de consommation, et du divertissement, comme l’expriment les différents articles de Levalois. C’est pourquoi nous apprécions les différentes analyses au sujet des désastres provoqués par la modernité, notamment celles qui sont consacrées aux dérives de la communication. L’auteur rappelle le lien évident entre communication et christianisme. En effet, l’Église fut l’une des premières institutions à avoir eu recours à la communication comme facteur, entre autres, de cohésion sociale. Aujourd’hui, bien au contraire, les outils de communication, et particulièrement les réseaux sociaux, peuvent favoriser l’atomisation de la société et donc des individus – et les médias y contribuent largement, car ils sont le plus souvent loin de servir la vérité, dans quelque ordre que ce soit.

En fin de compte, ce livre commis par Levalois s’adresse à tous ceux qui désirent connaître les grandes lignes de l’histoire orthodoxe, ainsi que les prises de position des Églises orthodoxes sur les sujets d’actualité les plus récents. Le style concis, direct et professoral de Levalois permet de comprendre aisément les idées qu’il développe. Il pense, et nous approuvons son propos, que « le temps du ressourcement est de plus en plus limité par une agitation constante qui épuise physiquement et psychiquement ». Lire cet ouvrage vous permettra d’échapper à cette doxa officielle si abrutissante… et si peu ortho-doxa.

Note

(1) Orthodoxe, orthodoxus, issu du grec orthos, droit, et doxa, opinion. En matière de religion, l’adjectif « orthodoxe » qualifie ce qui est conforme à la doctrine, considérée comme une vérité. D’un point de vue catholique, les orthodoxes sont ceux qui suivent le Pontife Romain.

Sources : Site Eurolibertés

Mise en garde de l'Archevêque d'Alba Iulia (Roumanie) à l'égard de technologie.

publié le 16 oct. 2019 à 12:13 par Responsable Communication   [ mis à jour : 17 oct. 2019 à 10:33 ]

14-10-2019 - L’archevêque d’Alba Iulia, le métropolite Irénée, met en garde les moines contre l’abus de leurs téléphones mobiles, ordinateurs portables et tablettes, et la perte de leur temps sur les réseaux sociaux.

Il a évoqué les « tentations » de la technologie moderne, dans une communication présentée lors de la Synaxe des starets (en Roumanie, titre attribué à certains supérieurs de monastères et de skites, ndlr), higoumènes et pères spirituels de la Métropole de Transylvanie, qui s’est tenue au monastère de l’Assomption de la Vierge Marie d’Izvorul Mureșului le 10 septembre 2019.

En ce nouvel âge et ce nouveau millénaire, nous assistons à une accélération de l’évolution de la technologie informatique et à la numérisation radicale de l’activité humaine. Peut-être qu’aucune autre invention n’a réussi à transformer profondément la vie humaine comme l’ont fait les nouveaux médias et les réseaux sociaux en ligne. Bien qu’elle donne l’impression d’une communication libre et ouverte, cette communication est en réalité artificielle et stérile, ce qui rend les gens plus solitaires qu’unis, comme le montre le chercheur américain Brian Primack de l’Université de Pittsburgh.

Avec tous leurs apports, en tant que produits venant du monde exclusivement, les nouveaux médias promeuvent des attitudes mondaines telles que le plaisir et les discours creux. De cette façon, on perd son état spirituel et on reste dans une pensée mondaine qui chasse la grâce et laisse le cœur vide.

Le chrétien et le moine, conscients de leur vocation, fuient ces moyens qui sont causes d’instabilité, d’indiscipline et de perte de temps, car les nouveaux médias captivent l’attention de l’homme et lui font perdre la notion du temps. La vie spirituelle authentique trouve sa stabilité et repose dans la prière liturgique et personnelle, dans la vie évangélique et dans la concentration sur la « seule chose à faire » (cf. Lc 10, 42). Ce n’est que de cette manière que les moines peuvent être « la lumière pour les séculiers », selon l’expression de saint Jean Climaque.

Le téléphone mobile est un moyen de communication important utilisant la technologie numérique qui, s’enrichissant progressivement d’autres fonctions, permet la connexion à Internet et aux réseaux sociaux, obtenant ainsi le statut de « téléphone intelligent ». Nous remarquons avec douleur que le téléphone nous vole le temps que nous devrions utiliser pour prier, lire la Bible, contempler.

Comme l’a dit un moine athonite, pour nous moines, le chapelet doit être le seul téléphone portable. Malheureusement, les moines qui utilisent dans leurs cellules les smartphones, les ordinateurs portables et les tablettes ne peuvent plus rester dans la solitude et l’hésychia. En naviguant sur Internet, ils sont immergés dans un monde agréable, qui répond en permanence à leurs désirs et à leurs passions.

Peut-être que vous diriez que par le biais des médias et des réseaux sociaux, vous entrez facilement en contact avec les autres, vous les réconfortez et vous leur faites du bien, vous les aidez. Mais, comme le dit le théologien Jean-Claude Larchet, « ce type de communication est en fait devenu un substitut de la communion, laquelle, dans sa réalité spirituelle, est basée sur la communion avec le même Corps et le même Esprit au sein d’une communauté concrète ».

Le moine contemporain n’a pas besoin d’identité virtuelle pour communiquer avec le monde, même avec une intention missionnaire. Ses armes doivent rester les armes spirituelles : la prière pour lui-même et le monde, le renoncement à sa volonté propre et l’ascèse. Saint Païssios l’Athonite déclare : « Le moine ne doit pas avoir pour objectif  d’afficher une évolution matérielle. C’est une honte pour le monachisme. »

Nous comprenons, bien sûr, que pour les besoins administratifs du monastère, des moyens techniques spécifiques soient utilisés, mais cela ne signifie pas que chaque moine doit y avoir accès, car cela provoquerait sa chute. En gaspillant son temps par l’usage excessif des réseaux sociaux (facebook, instagram, twitter, whatsapp, linked.in etc.), le moine fait montre d’un manque de maturité spirituelle et de discernement.

En remplaçant l’esprit philocalique par l’esprit mondain qu’il considère comme un développement ou un progrès, l’effort ascétique, la règle de prière  quotidienne, l’obéissance, et même le temps de repos sont diminués. En bref, l’ancien principe monastique Ora et labora! (Prie et travaille!) est affecté.

On demande aux moines d’appliquer l’ordre monastique: vigilance, renoncement, détachement et hésychia, qui contribuent au rassemblement des facultés spirituelles et procurent une stabilité intérieure. Si les nouveaux médias provoquent agitation, insatisfaction et peurs, entretenant les convoitises et les passions troublantes pour l’âme, en revanche « la paix extérieure apporte la paix intérieure, la paix de l’âme, et constitue la condition indispensable pour le bon travail spirituel », comme le dit saint Païssios l’Athonite. N’oublions pas les mots d’Abba Arsène: « Pourquoi êtes-vous venu? », c’est-à-dire demandons-nous pourquoi nous sommes venus au monastère. Ne permettons pas, à travers la petite fenêtre de l’écran, de revenir au monde que nous avons quitté par la grande porte. Veillons à ne pas devenir un homo connecticus par le biais de la technologie numérique, à ne pas nous éloigner de Dieu, de notre prochain et de nous-mêmes, et à ne pas nous diriger vers un monde dégradé et transitoire », a déclaré le métropolite Irénée.

Source : orthodoxie.com

Mgr Emmanuel a consacré l’église du monastère de Solans dans le Gard.

publié le 16 oct. 2019 à 12:00 par Responsable Communication   [ mis à jour : 16 oct. 2019 à 12:16 ]

14-10-2019 - Le métropolite Emmanuel de France (Patriarcat œcuménique), agissant en tant qu’exarque du patriarche œcuménique, a présidé le dimanche 13 octobre à la consécration de l’église du monastère de Solan (La Bastide d’Engras, Gard). Il avait béni l’édifice et l’avait ouvert au culte le vendredi 10 novembre 2017. Il a cette fois consacré l’autel et le lieu de culte avec le saint chrême, solennité relativement rare dans les pays où on construit peu d’églises destinées à la liturgie orthodoxe.

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Le métropolite Emmanuel a procédé à la consécration avec les métropolites Athanase de Limassol (Église de Chypre), Arsène d’Autriche, Justin de Néa Krini et Kalamaria (banlieue sud de Thessalonique), ses évêques auxiliaires Irénée de Reggio et Maxime de Mélitène, et avec l’archimandrite Élisée, cathigoumène du monastère de Simonos Pétra. De nombreux clercs, moines, moniales et laïcs, amis de la Sainte-Montagne et de Solan, se sont assemblés pour l’occasion autour de mère Hypandia, l’higoumène de la communauté.

Dédié à la Protection de la Mère de Dieu, le monastère cénobitique (cénobion) de Solan compte une quinzaine de moniales d’origines diverses qui célèbrent en français selon une psaltique byzantine. C’est en droit canonique un métochion c’est-à-dire une dépendance du monastère athonite de Simonos Pétra. La communauté a été fondée au milieu des années quatre-vingt par l’higoumène Émilianos et l’archimandrite Placide Deseille de bienheureuses mémoires qui l’avaient d’abord installée près de Vernoux-en-Vivarais (Ardèche) puis à Saint-Mémoire dans le Royans. En 1992, la communauté a acquis le domaine agricole de Solan qu’elle entretient selon des principes de respect de la création, avec l’aide et l’expertise de l’association des Amis de Solan présidée par Pierre Rabhi.

Le programme iconographique de l’église n’est pas tout à fait achevé mais il est suffisamment complet pour permettre une consécration de l’édifice. Il comprend une iconostase à deux étages, l’étage principal et celui des fêtes. L’étage principal présente cinq icônes : le Christ, la très sainte Mère de Dieu, saint Jean-Baptiste et la Toute sainte au voile ainsi que l’Annonciation sur les portes royales. Celui du dessus présente le déroulement de la vie du Seigneur de sa Nativité à la Pentecôte.

Le programme comprend aussi des bas-reliefs en pierre nue : la Nativité du Seigneur au centre de l’iconostase, les Quatre Vivant sur les trompes qui supportent le tambour de la coupole ainsi que quatre chapiteaux historiés sur deux faces qui représentent : le Seigneur, sa très sainte Mère, le prophète Élisée et saint Antoine à proximité du chœur, sainte Marie-Madeleine, saint Simon le Myroblite, saint Gilles l’Ermite du Gard et saint Placide (ou Eustache) au fond de l’église.

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À l’extérieur, les bas-reliefs représentent le cycle de la Nativité, depuis l’Annonciation, la Visitation et l’Annonce aux bergers jusqu’à la Fuite en Égypte sur la façade sud et le cycle de la Résurrection, depuis la garde du tombeau et le signe de Jonas jusqu’à l’Ascension sur la façade nord. Pour accueillir les visiteurs à l’entrée de l’église et du monastère, une peinture murale sur enduit sec tout récemment achevée représente saint Simon le Myroblite (28 décembre), le fondateur au XIIIème siècle du monastère de Simonos Pétra dédié à la Nativité et surnommé « la Nouvelle Bethléem. »

Facade sud de l’église


Source : orthodoxie.com

Vatican : Nouvelle collection à visée oecuménique

publié le 16 oct. 2019 à 11:28 par Responsable Communication   [ mis à jour : 16 oct. 2019 à 12:10 ]

La "Librairie Editrice Vaticane" crée une nouvelle collection à visée oecuménique.

16-10-2019 - La Librairie Éditrice Vaticane, qui est désormais intégrée au Dicastère pour la Communication, participe du 16 au 20 octobre à la Foire internationale du livre de Francfort, en Allemagne. Parmi les nouveautés significatives de cette année figure une nouvelle collection à visée œcuménique.

La LEV lance une nouvelle collection intitulée “Échange des dons”, afin de contribuer aux efforts œcuméniques du Pape François. Ces livres rassemblent des textes et discours du Pape, avec un écrit inédit, et sont introduits par la contribution d’un représentant des frères et sœurs des Églises et communautés ecclésiales séparées, avec lesquelles l’Église catholique est en chemin vers le rétablissement de la pleine communion.

Les deux premiers exemplaires seront publiés en France (aux éditions Salvator) et en Italie le 24 octobre: Notre Mère la Terre, avec une préface du Patriarche Bartholomée de Constantinople, et La prière, souffle de vie nouvelle, avec une préface du Patriarche Cyrille de Moscou.  

S’engager avec conviction et créativité dans le dialogue oecuménique

Le vice-directeur éditorial du Dicastère pour la Communication, Alessandro Gisotti, présent à Francfort, souligne qu’avec cette nouvelle collection, «la LEV accueille l’invitation du Pape François à s’engager avec conviction et créativité dans le dialogue œcuménique. Nous sommes convaincus que la culture peut être un espace privilégié pour cheminer ensemble avec les frères des Églises et des communautés ecclésiales vers le rétablissement de la pleine unité des chrétiens. Les deux premiers livres de la collection témoignent en outre que l’œcuménisme peut favoriser la réflexion et l’action commune des chrétiens sur des thèmes fondamentaux pour la vie humaine. À travers les textes du Pape et des autres leaders chrétiens, la LEV veut offrir une contribution culturelle et spirituelle au bénéfice de tous».

Dans un souci de cohérence avec les engagements environnementaux du Pape François, les livres bénéficient de la certification internationale FSC (Forest Stewardship Council) qui garantit la production du papier dans une logique de gestion durable des forêts, ainsi que la traçabilité des produits dérivés. 

Source : Vatican News

Parution "d'ecclésiologie en dialogues" : Jean Zizioulas et Walter Kasper.

publié le 12 oct. 2019 à 09:54 par Responsable Communication   [ mis à jour : 12 oct. 2019 à 10:02 ]

Pour qu’il ait en tout la primauté. Jean Zizioulas et Walter Kasper, ecclésiologies en dialogue, de Pascal Nègre, préface du cardinal Schönborn, Cerf, coll. « Cogitatio Fidei » n. 306, 2018, 688 p., 30 €

Une recension de David Roure - Source: la-croix.com

Cet ouvrage, qui met en dialogue l’ecclésiologie de deux théologiens majeurs du XXe siècle, ouvre aussi des perspectives pour la poursuite du dialogue œcuménique.

12-10-2019 - Nés au début des années 1930, le métropolite orthodoxe de Pergame Jean Zizioulas et le cardinal catholique Walter Kasper sont vraiment contemporains. Qui plus est, chacun figure comme un des meilleurs théologiens des cinq ou six dernières décennies. Il était alors tentant de comparer leurs pensées, ce qui n’avait encore jamais été fait. Pascal Nègre, prêtre du diocèse de Paris âgé de 45 ans et enseignant à la Faculté Notre-Dame, l’a tenté dans sa thèse en théologie dont cet épais ouvrage reprend l’essentiel. Et l’on doit dire que le résultat est vraiment remarquable, ne serait-ce que par le fait que le lecteur voit se développer sous ses yeux la théologie de… trois auteurs : Zizioulas et Kasper, bien sûr, mais aussi Nègre lui-même, en particulier dans la troisième et dernière partie.

Synodalité et primauté

Ce livre, intelligemment structuré, comprend trois parties, les deux premières pour chacun des deux théologiens et la troisième étant un essai de synthèse comparative. Chaque partie elle-même est constituée de trois chapitres : le premier traite du rapport de l’Église à l’eucharistie, le deuxième de la communion et des ministères au sein du corps ecclésial et le troisième, plus spécifiquement, de l’articulation entre synodalité et primauté. Ce plan ingénieusement construit (ce qui n’empêche pas quelques redites…) permet au lecteur de lire cette belle œuvre de deux manières différentes : soit au fil des pages, comme d’habitude, soit en lisant tous les premiers chapitres de chaque partie, puis tous les deuxièmes, enfin tous les troisièmes.

Dans les deux premières parties, Pascal Nègre montre comment les ecclésiologies de ces deux grands théologiens qui, soulignons-le, n’ont pas limité le champ de leur réflexion à l’Église, se répondent bien quand on va au fond des choses, en dépassant des présentations qui peuvent à première (et courte !) vue ne montrer que des différences ; certes, chacun part d’un lieu théologique déterminé : l’un fut formé dans des universités orthodoxes grecques et fut durablement marqué par Georges Florovsky ; l’autre est le pur produit de la plus grande théologie allemande dans une de ses meilleures écoles, celle de Tübingen. Mais, leur cheminement à chacun les conduit, après bien des années, voire des décennies, d’étude, de réflexion approfondie et de publications plus ou moins nombreuses vers les mêmes éléments essentiels et il est passionnant de découvrir à la suite de Pascal Nègre comment surviennent des proximités au départ inattendues et qui peuvent rester facilement cachées si l’on n’y prête pas grande attention.

Théologie de l’Eucharistie

Prenons un seul exemple, dans les premiers chapitres : on le sait, et c’est ce qui l’a rendu célèbre, y compris en Occident, le fil rouge de l’ecclésiologie de Zizioulas est qu’elle est inséparable d’une théologie de l’Eucharistie ; c’est de cette dernière qu’il part quand il étudie l’Église ! Kasper, lui, va explorer le mystère de l’unique Église en développant d’abord un certain nombre d’images, comme a d’ailleurs fait Vatican II : Peuple de Dieu, Corps du Christ, Temple de l’Esprit,… mais, annonce notre auteur dès son introduction, ce sont là « autant d’images traditionnelles qui le mènent toujours, lui aussi, mais comme dans un deuxième temps, à l’Eucharistie qui est source et sommet de la vie de l’Église »…

Église, agent de réconciliation

Dans la troisième partie, le père Nègre parle davantage en son nom propre. Cette Église, abordée par ses deux auteurs à partir de la Trinité, est d’abord pour lui lieu de la miséricorde et du pardon, le mystère pascal y a un rôle central et la mission de l’Église est, avant tout, d’être agent de réconciliation. Dans le deuxième chapitre, il insiste, à la suite de Michel Dujarier, sur l’autre nom de l’Église qui était, dans l’Antiquité, la Fraternité et, aussi, sur la place centrale de l’évêque (même si elle est envisagée un peu différemment par Kasper ou Zizioulas) au sein de l’Église.

Les ministères sont d’abord au service de la communion de tout le Corps et doivent manifester, en particulier d’après Kasper, diaconie et sainteté. Son ultime chapitre traite de la question de la primauté, cette dernière et la synodalité étant « mutuellement constitutives » de l’Église, ce ne sont pas seulement des éléments destinés à mieux faire fonctionner cette dernière… Il note à plusieurs reprises que Zizioulas n’emploie jamais le terme de ‘collégialité’ni n’enracine le principe de primauté dans l’Écriture elle-même.

En toute fin de son long parcours, le père Nègre ose quelques pistes pour avancer dans le dialogue œcuménique sur cette délicate question de la primauté du pape : pour lui, elle ne peut qu’être conçue, et bien sûr vécue, que sous le primat de la miséricorde, et donc aussi de l’humilité, il va jusqu’à intituler un de ses paragraphes : « Le ministère de Pierre, mystère d’agenouillement. »

Rencontre entre orthodoxes et catholiques le 18-10-19 à Montpellier

publié le 7 oct. 2019 à 05:14 par Responsable Communication   [ mis à jour : 19 oct. 2019 à 21:08 ]

Rencontre catholiques-orthodoxes à Montpellier.

Une rencontre entre orthodoxes et catholiques aura lieu le vendredi 18 octobre à partir de 19h à l église sainte Philothée d’Athènes au parc de Grammont à Montpellier. Participation 10€ (conférences, concert, apéritif et débat).

Jivko Panev, maître de conférence en Droit canon et Histoire des Eglises locales à l'Institut de théologie orthodoxe Saint Serve à Paris, recteur de la paroisse Notre Dame Souveraine, à Chaville en banlieue parisienne.


Le Pape invite à vivre la synodalité comme un axe œcuménique.

publié le 19 sept. 2019 à 11:45 par Responsable Communication   [ mis à jour : 12 oct. 2019 à 10:05 ]

Le Pape François a reçu ce jeudi 19 septembre les participants à un congrès organisé par la Société pour le Droit des Églises orientales, qui fête cette année son 50e anniversaire.

19-09-2019 - «Votre jubilé m’a offert la joie d’embrasser à nouveau mon cher frère, le Patriarche Bartholomée, premier vice-président» de cette institution, s’est d’emblée réjoui le Pape François, qui a reçu le Patriarche de Constantinople mardi et déjeuné avec lui. Cette Société qui rassemble des experts catholiques et orthodoxes «est d’une aide fondamentale pour le dialogue œcuménique», a assuré l’évêque de Rome qui souligne que «nous pouvons apprendre beaucoup de choses les uns des autres» dans le domaine du droit canonique comme dans celui de la théologie, de la vie spirituelle et liturgique ou encore dans l’activité pastorale.

Le dialogue ecclésiologique entre catholiques et orthodoxes a une dimension canonique, puisque «l’ecclésiologie s’exprime dans les institutions et dans le droit des Églises». Et d’autre part, «le dialogue œcuménique est aussi un enrichissement pour le droit canonique».

La synodalité, un levier œcuménique

François s’est ensuite arrêté sur un thème qui est un axe central de son pontificat : la synodalité, qui, «traduite dans des institutions déterminées et des procédures de l’Église, montre bien la dimension œcuménique du droit canonique. D’une part, nous avons la possibilité d’apprendre de l’expérience synodale des autres traditions, spécialement celle des Églises orientales. D’autre part, il est clair que la façon dont l’Église catholique vit la synodalité est importante pour ses relations avec les autres chrétiens», a souligné l’évêque de Rome.

Il a souligné que le dialogue théologique actuel entre l’Église catholique et l’Église orthodoxe doit chercher précisément «une compréhension commune du primat et de la synodalité» en se basant «sur le patrimoine canonique commun du premier millénaire».

En invoquant la bénédiction de Dieu sur les participants à ce congrès, le Pape s’est enfin réjoui du fait que leur forme de travail ait aussi «une dimension synodale : vous cheminez ensemble, et, dans l’écoute réciproque, vous confrontez vos traditions et expériences pour trouver des voies vers une pleine unité», a souligné François.

Source : Vatican News

Bartholomée: «Le don des reliques de Pierre est un pas crucial vers l’unité».

publié le 14 sept. 2019 à 12:05 par Responsable Communication   [ mis à jour : 12 oct. 2019 à 10:11 ]

14-09-2019 - Le don des reliques de Pierre que François a voulu offrir au successeur de saint André représente&nbsp «une nouvelle pierre milliaire» et «un pas crucial» du chemin vers l’unité des chrétiens".  

Le Patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée, l’affirme à la veille de son voyage à Rome dans cette interview à Vatican News et L’Osservatore Romano, en racontant la surprise pour ce cadeau inattendu. Bartholomée indique le service au monde comme voie à suivre pour l’évangélisation, et, en répondant à une question sur le prochain Synode dédié à l’Amazonie explique les raisons spirituelles et théologiques de l’engagement pour l’environnement, menacé de destruction.

"Sainteté, quelle a été votre première réaction quand vous avez reçu du Pape François le don du reliquaire contenant neuf fragments des os de l’apôtre Pierre" ?



 

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