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10-11-2020 - Naissance au ciel de Marie-Noëlle Garrigou, mosaïste et iconographe.

01-11-2020 - Le Père Patrice Mahieu o.s.b. de Solesmes : "La vie est une préparation au grand passage". 

20-10-2020 - Le Patriarche Bartholomée Ier commente “Fratelli tutti”: abandonnons l'indifférence et le cynisme.

01-10-2020 - Le Liban dans la Bible.

30-09-2020 - Cardinal Parolin: la défense de la liberté religieuse, priorité de la diplomatie vaticane.

22-07-2020 - Sainte-Sophie : Le Haut-Comité pour la Fraternité humaine solidaire des chrétiens.

02-07-2020 - Cardinal Tong à Hong-Kong : La clé est de maintenir l'unité.

30-06-2020 - Le Pape invite les médias catholiques à "l'unité dans la diversité".

05-06-2020Cardinal Koch: Des relations profondes soutiennent le chemin œcuménique. 

26-05-2020 - Antonio Gueterres : "Les menaces mondiales exigent une nouvelle solidarité".

7-03-2020 - Depuis Jérusalem, une prière commune pour la fin de la pandémie.

22-03-2020 - Face au Corona virus, un effort oecuménique pour protéger la vie.

29-02-2020 - L'Eglise orthodoxe russe est satisfaite des conclusions de la conférence inter-orthodoxe d'Amman.

23-02-2020 - Le Pape François exhorte à faire de la méditerranée un espace de résurrection

20-02-2020 - Une rencontre panorthodoxe consacrée à la situation en Ukraine se tiendra à Amman.

20-02-2020 - La rencontre de Bari, une démarche d'unité pour les Eglises de la Méditerranée. 

14-02-2020 - « La priorité, protéger le christianisme au Moyen-Orient » déclare le métropolite Hilarion.

14-02-2020 - Une exposition d'icônes bulgares, prévue au Louvre, annulée pour raisons de "sacralité".

13-02-2020 - Orrthodoxie : le pape reçoit le métropolite russe Hilarion.

13-02-2020 - Entre catholiques et orthodoxes, “le dialogue théologique poursuit son chemin”, estime Mgr Palmieri.

24-01-2020 - Le Pape François : « L’hospitalité entre chrétiens est une vertu œcuménique ».

23-01-2020 - La vie oecuménique en Ile et Vilaine (France).

22-01-2020 - A Bucarest, le dialogue oecuménique se tient à la bibliothèque.

21-01-2020 - Ukraine : La nouvelle Eglise autocéphale s'organise.

18-01-2020 - L’hospitalité, au cœur de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2020.

18-01-2020 - Semaine de l'unité : le Pape exhorte les chrétiens à se faire "messagers d'humanité".

16-01-2020 - Le nouveau patriarche arménien de Constantinople a été intronisé.

14-01-2020 - Un Evêque catholique italien omet la lecture du Credo durant la messe.

08-01-2020 - La semaine de prière pour l'unité des chrétiens 2020 à Montpellier

21-12-2019 - Le patriarche de Moscou, Cyrille, appelle le clergé à ne pas faire de la confession un interrogatoire

20-12-2019 - Le patriarche Cyrille admet une introduction partielle du russe dans les offices divins.

16-12-2019 - Vers l'unité de l'Eglise en Orient et en Occident.

10-12-2019 - Bartholomée souligne le besoin de communion entre Orient et Occident.

18-11-2019 - Une paroisse orthodoxe à Tours.

16-10-2019 - Mise en garde de l'Archevêque d'Alba Iulia (Roumanie) à l'égard de technologie.

16-10-2019 - Mgr Emmanuel a consacré l’église du monastère de Solans dans le Gard.

12-10-2019 - Parution "d'ecclésiologie en dialogues" : Jean Zizioulas et Walter Kasper.

07-10-2019 - Rencontre entre orthodoxes et catholiques le 18-10-19 à Montpellier.

19-09-2019 - Le Pape invite à vivre la synodalité comme un axe œcuménique.

14-09-2019 - La lettre du Pape au Patriarche Bartholomée sur les reliques de Saint-Pierre.

18-08-2019 Conférence de presse pendant le pèlerinage œcuménique du pape François au COE.

18-08-2019 Pays-Bas : Le Conseil Oecuménique des Eglises célèbre son 70ème anniversaire.
















Naissance au ciel de Marie-Noëlle Garrigou, mosaïste et iconographe.

publié le 10 nov. 2020, 03:33 par Président ACOS   [ mis à jour : 10 nov. 2020, 03:48 ]

07-10-2020 – Source – Hier, Marie-Noëlle Garrigou, mosaïste et iconographe, fondatrice de l’atelier Mosaïciel, née en 1967, fille du père Nicolas Garrigou et de l’iconographe Ludmilla Titchenkova Garrigou, est née au ciel des suites d’une longue maladie. Nous adressons toutes nos condoléances à son époux, Zarko, à ses enfants Apollinaire et Eulalie ainsi qu’à toute sa famille. Mémoire éternelle !

Il est possible de lire, d’écouter en ligne et de voir des entretiens donnés par Marie-Noëlle Garrigou, notamment : « La prière au bout du pinceau » (Panorama) ; « La peinture d’icône, art de l’invisible » (La Croix) ; « Elle fait chanter les pierres » (La Vie) ; « Des petits cailloux sur le chemin de l’éternité » (Le Dauphiné libéré) ; « Entre terre et azur, l’atelier Mosaïciel » (podcast audio, RCF) ; « Marie-Noëlle Garrigou, iconographe et mosaïste » (podcast audio de l’émission « Grand témoin », RCF) ; reportage (vidéo) de FR3, « Royans en Vercors : la mosaïque ou la découverte de l’art sacré » (vidéo également ici) ; reportage (vidéo) de FR3 sur Funer’Art.

Le Patriarche Bartholomée Ier commente “Fratelli tutti”: abandonnons l'indifférence et le cynisme.

publié le 3 nov. 2020, 11:19 par Président ACOS   [ mis à jour : 3 nov. 2020, 11:21 ]

07-10-2020 Source  Andrea TORNELLI – Vatican News a interviewé le patriarche œcuménique de Constantinople sur la dernière encyclique du Pape François: rêvons d'un monde qui soit comme une famille unie, encourage Bartholomée Ier.

«Nous sommes tout à fait d'accord avec l'invitation-défi» du Pape François à «abandonner l'indifférence ou même le cynisme qui régit notre vie écologique, politique, économique et sociale en général, comme des unités centrées sur elles-mêmes ou désintéressées, et à rêver de notre monde comme une famille humaine unie». C'est par ces mots que le patriarche œcuménique de Constantinople, Bartholomée Ier, en visite à Rome, commente l'encyclique de François Fratelli tutti dans son entretien avec les médias du Vatican.

Avant même de connaître l'encyclique Fratelli Tutti de notre frère le Pape François, nous étions certains qu'elle serait un autre exemple de son intérêt inébranlable pour l'homme, «l'aimé de Dieu», à travers la manifestation de la solidarité envers tous «les fatigués et les accablés» et les nécessiteux, et qu'elle contiendrait des propositions concrètes pour faire face aux grands défis du moment, inspirées par la source inépuisable de la tradition chrétienne, et qui émergent de son cœur plein d'amour. Nos attentes ont été pleinement satisfaites après avoir achevé l'analyse de cette encyclique des plus intéressantes, qui n'est pas simplement un recueil ou un résumé des encycliques précédentes ou d'autres textes du Pape François, mais le couronnement et la conclusion heureuse de toute la doctrine sociale. Nous sommes tout à fait d'accord avec l'invitation-défi de Sa Sainteté d'abandonner l'indifférence, voire le cynisme qui régit notre vie écologique, politique, économique et sociale en général, comme des unités centrées sur elles-mêmes ou désintéressées, et de rêver de notre monde comme une famille humaine unie, dans laquelle nous sommes tous frères sans exception. Dans cet esprit, nous exprimons le souhait et l'espoir que l'encyclique Fratelli tutti se révèle être une source d'inspiration et de dialogue fructueux par des initiatives décisives et des actions transversales au niveau inter-chrétien, inter-religieux et pan-humain.

Le premier chapitre de l'encyclique parle des «ombres» qui persistent dans le monde. Quelles sont celles qui vous inquiètent le plus? Et quel espoir tirons-nous d’un regard sur le monde qui s’inspire de l’Évangile?

Avec son sens aigu de l'humanisme, du social et du spirituel, le Pape François identifie et nomme les «ombres» du monde moderne. Nous parlons de «péchés modernes», bien que nous aimions souligner que le péché originel ne s'est pas produit en notre temps et à notre époque. Nous n’idéalisons absolument pas le passé. Cependant, nous sommes à juste titre troublés par le fait que les développements techniques et scientifiques modernes ont renforcé l'“hybris” de l'homme. Les réalisations de la science ne répondent pas à notre recherche existentielle fondamentale, et ne l'ont pas non plus éliminée. Nous constatons également que les connaissances scientifiques ne pénètrent pas au plus profond de l'âme humaine. L'homme le sait, mais il agit comme s'il ne le savait pas.

Le Pape parle aussi du fossé persistant entre le peu de personnes qui possèdent beaucoup et les plus nombreux qui ne possèdent rien ou peu...

Le développement économique n'a pas réduit le fossé entre les riches et les pauvres. Elle a plutôt privilégié le profit, au détriment de la protection des plus faibles, et contribue à l'exacerbation des problèmes environnementaux. Et la politique est devenue la servante de l'économie. Les droits de l'Homme et le droit international sont élaborés et servent des objectifs sans rapport avec la justice, la liberté et la paix. Le problème des réfugiés, le terrorisme, la violence d'État, l'humiliation de la dignité humaine, les formes modernes d'esclavage et l'épidémie de Covid-19 placent désormais la politique devant de nouvelles responsabilités et effacent sa logique pragmatique.

Quelle est la proposition du christianisme face à cette situation?

La proposition de la vie de l'Église est ce retournement vers «une chose est nécessaire», c'est-à-dire l'amour, l'ouverture à l'autre et la culture de la solidarité entre les personnes. Devant l'arrogance moderne de l'«homme-dieu», nous prêchons le «Dieu-Homme». Face à l'économisme, nous cédons la place à l'économie écologique et à une activité économique fondée sur la justice sociale. À la politique de la «loi du plus fort», nous opposons le principe du respect des droits inaliénables des citoyens et du droit international. Face à la crise écologique, nous sommes appelés au respect la création, à la simplicité et à la conscience de notre responsabilité de fournir un environnement naturel intact à la prochaine génération. Notre effort pour traiter ces problèmes est indispensable, mais nous savons que celui qui travaille à travers nous est le Dieu ami des hommes.

Pourquoi l'icône du bon samaritain est-elle actuelle aujourd'hui?

Le Christ relie particulièrement le «premier et grand commandement» de l'amour de Dieu avec le «deuxième commandement semblable au premier», celui de l'amour du prochain (Mt 22, 36-40). Et il ajoute: «De ces deux commandements dépendent toute la Loi et les Prophètes». Et Jean le théologien est très clair: «Celui qui n'aime pas, n'a pas connu Dieu» (1 Jn 4, 8). La parabole du bon samaritain est proche de la parabole du Jugement (Mt 25, 31 - 46), c'est (Lc 10, 25 - 37) le texte biblique, qui nous révèle toute la vérité du commandement de l'amour. Dans cette parabole, le prêtre et le lévite représentent la religion, qui est fermée en elle-même, et ne s'intéresse qu'à maintenir la «loi» inchangée, en ignorant et en négligeant à la manière des Pharisiens les «prescriptions les plus graves de la loi» (Mt 23, 23), l'amour et le soutien du prochain. Le bon samaritain s'avère être le philanthrope étranger proche de celui qui a été battu et blessé par des bandits. À la question initiale du docteur de la Loi: «Qui est mon prochain?» (Lc 10, 29), le Christ répond par une question: «Lequel de ces trois vous semble avoir été le prochain de celui qui a rencontré les bandits?» (Lc 10, 36). Ici, l'homme n'est pas autorisé à poser des questions, mais elles lui sont posées et il est appelé à agir. Il est toujours nécessaire de faire émerger le prochain, le frère, face et aux côtés du lointain, de l’étranger et de l’ennemi. Il convient de noter que dans la parabole du bon samaritain, conformément à la question du docteur de la Loi qui met le Christ à l’épreuve - «Que dois-je faire pour avoir en héritage la vie éternelle?» (Lc 10,25) -, en réponse à celle-ci, l'amour réel pour le prochain a une référence sotériologique claire. C'est aussi le message de la péricope du jugement.

Sur quelles bases pouvons-nous tous nous considérer comme des frères et sœurs et pourquoi est-il important de nous découvrir comme frères et sœurs pour le bien de l'humanité?

Les chrétiens de l'Église naissante se sont appelés "frères". Cette fraternité spirituelle et christocentrique est plus profonde que la parenté naturelle. Pour les chrétiens, cependant, les frères et sœurs ne sont pas seulement membres de l'Église, mais tous les peuples. La Parole de Dieu a revêtu la nature humaine et a tout uni en elle. De même que tous les êtres humains sont la création de Dieu, tous ont été inclus dans le plan du salut. L'amour du croyant n'a pas de frontières ni de limites. En fait, il englobe toute la création; c'est «l'embrasement du cœur pour toute la création» (Isaac le Syrien). L'amour pour les frères est toujours incomparable.  Il ne s'agit pas d'un sentiment abstrait de sympathie envers l'humanité, qui en général ignore son voisin. La dimension de communion personnelle et de fraternité distingue l'amour et la fraternité chrétienne de l'humanisme abstrait.

Dans son encyclique, le Pape prononce une condamnation très ferme de la guerre et de la peine de mort. Comment commentez-vous ce chapitre de Fratelli tutti?

Ce thème a été évoqué par le Saint et Grand Conseil de l'Église orthodoxe (Crète, juin 2016), entre autres, comme suit: «L'Église du Christ condamne généralement la guerre, qu'elle considère comme le résultat du mal et du péché» (La mission de l'Église orthodoxe dans le monde moderne, D, 1). Sur les lèvres de chaque chrétien, il doit y avoir le slogan «Plus jamais de guerre !». Et l'attitude d'une société envers la peine de mort est un indicateur de son orientation culturelle et de la prise en compte de la dignité humaine. Le digne système de la culture constitutionnelle européenne, dont l'un des piliers fondamentaux est l'idée de l’amour, en tant qu'expression de ses croyances chrétiennes, nous oblige à considérer que tout homme doit avoir la possibilité de se repentir et de s'améliorer, même s'il a été condamné pour le pire des crimes. C'est donc une conséquence logique et morale que celui qui condamne la guerre rejette aussi la peine de mort.

Lyon: les orthodoxes grecs, une communauté de quelques dizaines de milliers de fidèles en France.

publié le 2 nov. 2020, 04:04 par Président ACOS   [ mis à jour : 2 nov. 2020, 05:34 ]

07-10-2020 Source  Un prêtre orthodoxe de nationalité grecque s’est fait tirer dessus alors qu’il fermait son église, à Lyon, samedi 31 octobre. 

Un prêtre orthodoxe de nationalité grecque, Nikolaos Kakavelakis, s’est fait tirer dessus à deux reprises au fusil à canon scié ce samedi 31 octobre à Lyon alors qu’il fermait son église. Un suspect a été arrêté et la victime est dans un état grave, a annoncé le procureur de la République de Lyon Nicolas Jacquet.

L’Assemblée des évêques orthodoxes de France (AEOF) ne peut que “condamner ces actes de violence qui attentent à la vie et propagent un climat général d’insécurité” et “attend les résultats” de l’enquête confiée à la police judiciaire. 

Le chef de l’Eglise de Grèce Mgr Iéronymos a dénoncé de son côté l’attaque, la qualifiant d’“horreur qui dépasse la logique humaine”. “Cette horreur dépasse la logique humaine, qu’une religion puisse armer les mains des terroristes aveuglés par la haine”, a déploré Mgr Iéronymos à l’Agence de presse grecque, Ana. 

Qu’est-ce que l’Église orthodoxe grecque?

La métropole orthodoxe grecque de France comptait en 2003 quelques 50.000 fidèles, rappelait La Croix. Le diocèse a été fondé le 5 février 1963, détaché de l’archevêché orthodoxe grec d’Europe occidentale. Elle est une juridiction de l’Église orthodoxe, dont le siège est la cathédrale grecque Saint-Étienne de Paris.

La métropole est actuellement dirigée par le métropolite Emmanuel Adamakis, membre du Saint-Synode du Patriarcat œcuménique et de l’Assemblée des évêques orthodoxes de France, qu’il préside.

L’Église orthodoxe grecque de France est organisée en trois vicariats épiscopaux, cumulant une trentaine de paroisses et cinq monastères: le vicariat épiscopal du Nord (Paris), le vicariat épiscopal du Centre (Lyon) et le vicariat épiscopal du Midi (Marseille). Elle compte également une paroisse géorgienne (la Paroisse orthodoxe géorgienne Sainte-Nino de Paris) et une paroisse roumaine.

Selon un journaliste de l’AFP à Lyon, la petite église de style art déco ornée d’une mosaïque de l’Annonciation, devant laquelle se sont déroulés les faits ce samedi, est installée dans un quartier résidentiel plutôt calme, avec très peu de gens dans les rues en ce premier week-end de re-confinement.

Le Père Patrice Mahieu o.s.b. de Solesmes : « La vie est une préparation au grand passage ».

publié le 2 nov. 2020, 03:39 par Président ACOS   [ mis à jour : 2 nov. 2020, 03:51 ]

07-10-2020 Source  Après la Toussaint, célébrée le 1er novembre 2020, fête de tous les saints comme son nom l’indique, les chrétiens prient pour les défunts le 2 novembre. C’est le moment aussi de s’interroger sur la place de la mort dans notre société.

Avec la pandémie du Covid-19, la mort s’est invitée dans notre quotidien. Une présence troublante…

« Dans nos sociétés, on a presque une attitude malsaine face à la mort. Elle est cachée. On met les personnes âgées dans des Ehpad, il ne faut pas qu’elles dérangent… La mort fait peur car nous faisons le lien entre souffrance et mort, la souffrance précédant souvent la mort. »

Est-ce la mort ou la souffrance qui fait peur ?

« Quand l’homme pense souffrance, la mort fait peur. Mais il ne faut pas se le cacher, sans parler même de souffrance, un aspect de la mort fait peur, car l’homme se projette comme une personne ayant toute-puissance sur sa vie. Or, la maladie et la mort viennent contrarier cette toute-puissance. Il est important d’apprivoiser la souffrance, la mort. Cela peut faire grandir en humanité. Le chrétien doit reconnaître qu’il est une créature, qu’il a reçu la vie et que Dieu la lui retire. »

La perte d’un être cher est aussi source de traumatisme…

« Certes, la mort cause un choc émotionnel pour celui qui reste, mais ce choc peut être vécu dans la foi par le croyant. Les liens d’amour, d’affection avec un parent, un enfant, un ami, ne sont pas cassés par la mort mais transformés. »

Qu’en est-il pour les non-croyants ?

« La fin totale n’existe pas. Même sans la foi, si on aime quelqu’un, on perçoit autre chose. Pour Gabriel Marcel, un philosophe du XXe siècle, « Dire à quelqu’un je t’aime, c’est lui dire : Tu ne mourras jamais ». Cela pour expliquer que quand on aime vraiment quelqu’un, croyant ou non-croyant, on perçoit en lui quelque chose d’infini et d’immortel. »

La mort peut être terriblement injuste aussi…

« Oui, on peut être révolté face à certaines morts. Je dirais même que parfois, notre foi peut être ébranlée à cause de ces morts injustes. Nous n’avons pas à nous reprocher de trouver cette mort injuste. Nous n’avons pas de réponses intellectuelles, mais pour le chrétien, la mort injuste est un passage. Le Christ vient habiter les souffrances du chrétien. »

Saint Benoît demande aux moines d’avoir la mort présente chaque jour, et de désirer la vie éternelle. Tout un programme…

« On pourrait penser que ça n’est pas très gai tout ça ! Mais en fait, avoir la mort présente chaque jour, cela permet de relativiser beaucoup de choses. Dans la vie courante, certaines choses sur lesquelles je pourrais me centrer n’en valent pas la peine. À quoi ça sert de me brouiller avec telle personne puisque je vais mourir… La mort présente devant les yeux permet d’évaluer les choses par rapport à l’éternité. Elle est plutôt sage, cette attitude, non ? Les philosophes latins avaient cette sagesse-là également. »

Comment définiriez-vous la mort ?

« Pour le moine que je suis, comme pour les croyants, c’est un passage qui ouvre sur une rencontre. La vie est une préparation au grand passage. Nous sommes en chemin. »

"Fratelli tutti", une encyclique au rayonnement universel.

publié le 7 oct. 2020, 06:56 par Président ACOS   [ mis à jour : 2 nov. 2020, 03:46 ]

07-10-2020  Marine Henriot (Source)  Cité du Vatican  C’est une encyclique profondément sociale que le Saint-Père a signé sur la tombe de saint François d’Assise le samedi 3 octobre 2020. Dans le monde chrétien et au-delà, cette lettre résonne comme un appel à changer notre prisme pour le baser sur la fraternité et l’amitié sociale.

«C’est une voix prophétique, pas seulement pour les chrétiens», résume d’emblée depuis Bagdad le cardinal Louis Sako, Patriarche de l’Eglise chaldéenne. La voix du Pape lance un cri «pour un réveil spirituel et humain», estime-t-il, «et j’espère que ce n’est pas dans le désert mais dans le coeur des hommes». Un appel de François qui, pas inédit mais indispensable en cette période, «nous dit que nous sommes tous frères».

La fraternité est une notion fondamentale, abonde le père Daniel Nourissat, depuis Rabat au Maroc, où le Saint-Père s’était rendu en mars 2019. Il y a urgence à redécouvrir la fraternité, nous explique le curé de la cathédrale Saint-Pierre de la capitale marocaine. Tous les dimanches à l’écoute de ses paroissiens, le père Nourissat se réjouit et accueille «avec bonheur et intérêt» Fratelli tutti, car «il est important que l’Église soit servante d’une fraternité entre les personnes»«J’aime que le Pape nous aide à découvrir que ce que nous appelons "Église" s’est d’abord appelé "fraternité"», explique le prêtre.

Des pistes concrètes

Sur le site internet de la Conférence des Évêques de France, Mgr Éric de Moulins-Beaufort salue un «grand texte dans la doctrine sociale de l’Église»«Il met sous les yeux de chacun les lieux où chacun risque de manquer à la fraternité. Tout le monde peut faire son examen de conscience : chaque personne, les entreprises, les familles, les États…». Effectivement, dans Fratelli tutti, François énumère, puis apporte des solutions.

Ainsi, le Pape montre l’urgence de nouvelles relations humaines et sociales et donne des clefs aux évêques et aux chrétiens du monde entier pour rebâtir ses relations. «Le Pape nous invite à changer radicalement les grands équilibres de la planète», nous détaille depuis Bruxelles le père Tommy Scholtes, qui salue des prises de positions fortes sur les plans politique et économique. Mais pour qu’elle porte ses fruits, les évêques vont mettre en place «un travail pour que la base, les citoyens, entendent cette encyclique», détaille le porte-parole de la Conférence épiscopale belge. «L’encyclique parle aux chrétiens de manière magnifique, mais pour que la parole soit entendue plus loin, cela va dépendre de comment les chrétiens en parlent», précise-t-il.

Rayonner au-delà du monde chrétien

La diffusion de cette encyclique est indispensable au-delà du monde chrétien, appuie le cardinal Louis Sako, qui veut la faire connaître à tous ses interlocuteurs politiques et religieux en Irak. «Dès que j’aurai la traduction en arabe, je la donnerai aux autorités musulmanes, chiites et sunnites, et aux responsables politiques».

De l’autre côté de la Méditerranée, c’est également le son de cloche du père Nourissat. «Ici nous cherchons à nouer relations avec les personnes musulmanes, mais aussi avec les personnes que l’Europe ne veut pas, qu’on appelle les personnes migrantes, qui nous disent leur détresse», car c’est cela finalement l’esprit de Fratelli tutti, «iI y 5 ans Pape François nous a invité à construire une maison commune, il nous indique maintenant comment l'habiter en fraternité». Au-delà des croyances de chacun, l’encyclique parle à tous les coeurs et esprits ouverts à la valeur sacrée de la relation humaine.

Haut-Karabakh: les chefs des Églises de Jérusalem appellent à la paix.

publié le 7 oct. 2020, 05:43 par Président ACOS   [ mis à jour : 2 nov. 2020, 03:46 ]

05-10-2020 Source  Cité du Vatican - Depuis une semaine, la reprise de la guerre entre l’Azerbaïdjan et cette région de peuplement arménien a déjà fait plusieurs centaines de morts, parmi lesquels des civils victimes des bombardements les plus intenses depuis 1994, notamment dans la capitale de ce territoire, Stepanakert.

Les Patriarches et les chefs des Églises de Jérusalem appellent les dirigeants européens, les présidents de la Russie et des États-Unis et le secrétaire général des Nations unies à intervenir pour mettre fin aux hostilités et à la violence à la frontière entre l'Azerbaïdjan, soutenu par la Turquie, et le Haut-Karabakh, région de population arménienne et soutenue par l’Arménie voisine.

Dans une déclaration, ils appellent les hommes et les femmes influents à œuvrer pour un cessez-le-feu immédiat et à négocier une paix durable. «Une fois de plus, des innocents sont morts et de nombreux hommes, femmes et enfants sont déplacés à cause des horreurs de la guerre», écrivent les Patriarches et les chefs des Églises de Jérusalem, exprimant leurs condoléances à ceux qui souffrent du deuil et invoquant Dieu pour la guérison des malades et des blessés.

De nouvelles violences, ajoutent-ils, ne peuvent qu'aggraver les divisions entre le Haut-Karabakh et l'Azerbaïdjan. Enfin, la déclaration invite à réfléchir sur les paroles du prophète Isaïe (2, 4) : «Dieu sera juge entre les nations et l’arbitre de peuples nombreux. De leurs épées, ils forgeront des socs, et de leurs lances, des faucilles. Jamais nation contre nation ne lèvera l’épée ; ils n’apprendront plus la guerre.»

L’appel du Pape François

Lors de l’Angélus du dimanche 27 septembre, quelques heures après le début de l’offensive azerbaïdjanaise et les premiers bombardements qui avaient notamment frappé Stepanakert, le Pape François avait lancé un appel à la paix. «Des nouvelles inquiétantes font état d'affrontements dans la région du Caucase, avait déclaré le Saint-Père. Je prie pour la paix dans le Caucase et j'appelle les parties au conflit à faire des gestes concrets de bonne volonté et de fraternité qui peuvent conduire à la résolution des problèmes, non pas par l'utilisation de la force et des armes, mais par le dialogue et la négociation», a lancé François.

Le Pape avait avait effectué des voyages apostoliques en Arménie et en Azerbaïdjan en juin et septembre 2016, encourageant alors les efforts diplomatiques après une reprise de la guerre au printemps précédent. Des combats intenses avaient duré quatre jours, avant une accalmie relative. Des affrontements sporadiques ont néanmoins continué se produire régulièrement sur la ligne de front du Haut-Karabakh mais aussi à la frontière entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan. Des accrochages avaient fait plusieurs morts en juillet dernier dans la région du Tavush, au nord-est de l'Arménie.

Dans un tweet en anglais publié ce lundi 5 octobre en fin de journée, le Préfet de la Congrégation pour les Églises orientales, le cardinal Leonardi Sandri, lance cet appel: «Paix entre l'Arménie et l'Azerbaïdjan! Arrêtez la bataille et, avec l'aide de la communauté internationale, commençons un nouveau dialogue pour la paix dans la région. Nous sommes proches de tous ceux qui sont en train de souffrir dans ces journées difficiles!»

Cardinal Parolin: la défense de la liberté religieuse, priorité de la diplomatie vaticane.

publié le 30 sept. 2020, 12:20 par Président ACOS   [ mis à jour : 30 sept. 2020, 12:23 ]

30-09-2020 – Cité du Vatican - Source - Un symposium sur la liberté religieuse s'est tenu aujourd'hui à Rome, organisé par l'ambassade des États-Unis auprès du Saint-Siège, et auquel ont participé le cardinal secrétaire d'État du Saint-Siège Pietro Parolin, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo, et Mgr Richard Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les États.

«Sœur Bernadette Mary Reis, fsp – Cité du Vatican  - L'ambassade des États-Unis auprès du Saint-Siège à Rome organisait ce mercredi 30 septembre un symposium intitulé: “Promouvoir et défendre la liberté religieuse au niveau international par la diplomatie”.

Une priorité commune aux États-Unis et au Saint-Siège

Dans son discours d'ouverture, l'ambassadrice des États-Unis auprès du Saint-Siège, Callista Gingrich, a souligné que «la promotion et la protection du droit universel à la liberté de religion est une priorité commune aux États-Unis et au Saint-Siège». C'est cette collaboration qui préserve ce droit dans un «moment critique» où la liberté religieuse doit être promue et défendue au niveau international.

Dans son discours, le secrétaire d'État américain Mike Pompeo a évoqué la Seconde Guerre mondiale, mentionnant l'histoire du père Bernhard Lichtenberg, arrêté par le régime nazi pour sa franchise et sa prière publique «pour les Juifs et les autres victimes de la brutalité nazie». Il a également rappelé le «rôle fondamental de Jean-Paul II dans le déclenchement de cette révolution de conscience qui a fait tomber le rideau de fer». Le secrétaire d'État américain a ensuite critiqué la Chine sur la question de la liberté religieuse. La liberté religieuse, a-t-il poursuivi, dépend du leadership chrétien et du témoignage moral de ceux qui ont résisté à la persécution.

La liberté religieuse, une priorité du Saint-Siège

Le Saint-Siège était représenté par le cardinal secrétaire d'État, Pietro Parolin, et l'archevêque Paul Richard Gallagher, secrétaire pour les Relations avec les États. Mgr Gallagher a transmis les salutations du Pape François aux participants, en soulignant qu'il «est au courant de cette rencontre sur un sujet de grande importance pour le Saint-Siège, en particulier en ce qui concerne ses activités diplomatiques au niveau bilatéral et multilatéral».

La prise de conscience s'est accrue concernant le rôle que jouent les religions dans des domaines tels que la paix, la sécurité et la coexistence, a expliqué Mgr Gallagher. Face à cette réalité, la protection de la liberté religieuse «est l'une des plus grandes priorités politiques du Saint-Siège. Elle est importante en raison de la dignité innée de la personne humaine créée à l'image et à la ressemblance de Dieu», et constitue «le fondement de l'identité de chaque personne», de son développement intégral et de la société.

Les pressions contre la liberté religieuse

La persécution concernant la liberté religieuse ne se limite pas à la persécution physique. Les tendances idéologiques et la réduction au silence au nom du «politiquement correct» sont autant de formes d'agression contre la liberté religieuse, a poursuivi Mgr Gallagher. La pression exercée pour abandonner la liberté religieuse et l'objection de conscience afin de promouvoir d'autres «soi-disant droits de l'homme» est «particulièrement inacceptable et offensante», a-t-il déclaré. 

Le Saint-Siège est disposé à poursuivre le débat, a ajouté le secrétaire pour les Relations avec les États. Ce débat est aujourd'hui guidé par «l'enseignement et l'engagement» du Pape François et prend en compte «l'importance du dialogue et de la compréhension mutuelle entre les peuples et les sociétés» et entre les différentes convictions religieuses. Deux tables rondes ont suivi l'intervention de Mgr Gallagher: l'une sur “Les outils diplomatiques pour identifier les domaines d'attention où la liberté religieuse est menacée” et l'autre sur “La diplomatie et la coopération internationale”.

Liberté de conscience et liberté individuelle

Le cardinal Parolin a conclu ce symposium en rappelant, dans son discours, que la défense et la promotion de la liberté religieuse est «une caractéristique de la diplomatie du Saint-Siège». Ce droit, avec le «droit inviolable à la vie», est le fondement de tous les autres droits de l'homme. Si cette liberté est violée, la possibilité de «bénéficier de tous les droits» est alors remise en question. La liberté de conscience, par ailleurs, est intimement liée à la liberté de religion car elle est le “sancta sanctorum” dans lequel nous pouvons découvrir une loi que «nous ne nous sommes pas donnés», mais à laquelle «nous devons obéir».


Le secrétaire d’État du Saint-Siège a également déclaré que les violations de la liberté religieuse aujourd'hui sont enracinées dans une mauvaise compréhension de la liberté personnelle. L'intolérance se manifeste non seulement en empêchant les personnes de pratiquer leur religion, mais aussi par des «voix intolérantes du politiquement correct», qui ne tolèrent pas les croyances religieuses des autres. Lorsque le bien suprême auquel il faut aspirer est la suppression de tout obstacle à la liberté de choix de l'individu, qui conduit à une liberté individuelle exacerbée, le bien commun est menacé. Ce type de liberté est ancré dans le soi plutôt que dans le Créateur, et ne cherche pas le bien de l'autre.

La liberté de rechercher la vérité

En conclusion, le cardinal Parolin a souligné que la compréhension de la liberté religieuse uniquement comme «absence de coercition» est une compréhension partielle. L'aspect positif de cette liberté est «la liberté de rechercher la vérité», la «liberté de croyance». C'est la liberté de découvrir «la vérité ultime de son existence, de son origine et de son destin, le don du Créateur». C'est «l'instrument» qui doit être donné aux croyants. Tant que les croyants ne connaîtront pas la raison pour laquelle ils ont été créés, «une fin qui existe au-delà du "moi", nous ne pouvons avoir d'autre espoir que celui de trouver une société en crise, dans laquelle personne n’est capable d’étreindre un autre que lui-même».

En marge du symposium, répondant aux questions des journalistes sur les relations avec la Chine, le cardinal Parolin a déclaré que le Saint-Siège croit en la politique des petits pas et que l'accord sur la nomination des évêques est aussi un pas en avant pour une plus grande liberté religieuse. Il a donc déclaré qu'il n'était pas opportun d'utiliser l'objet de l'accord entre le Saint-Siège et la Chine à des fins électorales internes aux États-Unis.

Le Liban dans la Bible

publié le 29 sept. 2020, 22:59 par Président ACOS   [ mis à jour : 2 nov. 2020, 03:46 ]

La "Petite Ecole Biblique" vient de publier un beau texte intitulé "Le Liban dans la Bible". En solidarité avec ce pays meurtri où catholiques et orthodoxes vivent côte à côte comme les livres sur les rayons, nous publions le travail du Père Dominique AUZENET curé de la Paroisse Saint-Aubin dans la Sarthe (France), car il s'est donné bien de la la peine pour rassembler et mettre en forme tous ces éléments. Bonne lecture. 


Sainte-Sophie : le Haut-Comité pour la Fraternité humaine solidaire des chrétiens.

publié le 22 juil. 2020, 08:31 par Président ACOS   [ mis à jour : 22 juil. 2020, 08:33 ]

22-07-2020 – Cité du Vatican - Plusieurs voix se sont élevées contre la décision du gouvernement turc de reconvertir Sainte-Sophie en mosquée. Parmi elles, celles du Haut Comité pour la Fraternité humaine qui a écrit une lettre au Conseil oecuménique des Églises (COE), appelant à éviter les divisions et à promouvoir la compréhension entre les religions.

«Les préparatifs se poursuivent en Turquie pour convertir Sainte-Sophie en mosquée. La réouverture de l'ancienne église byzantine - convertie en mosquée au XVe siècle après la conquête de Constantinople par les Ottomans et transformée en musée en 1934 à la demande du président de l'époque, Mustafa Kemal Ataturk - en tant que lieu de culte musulman est prévue pour le 24 juillet. Entre-temps, les appels et les protestations dans le monde contre sa conversion en mosquée par le président turc Recep Tayyip Erdogan se sont poursuivis.

Turquie : Sainte-Sophie redeviendra une mosquée

«Plusieurs représentants importants du monde musulman se sont également joints à ces appels. Parmi eux, le Haut comité pour la Fraternité humaine (Hchf) qui a écrit une lettre au Conseil œcuménique des Églises (COE).

««Nous reconnaissons la valeur culturelle et spirituelle de Sainte-Sophie pour toute l'humanité et nous soutenons donc votre appel à éviter les divisions et à promouvoir le respect mutuel et la compréhension entre toutes les religions», est-il écrit dans la lettre signée par le juriste islamique Mohamad Abdel Salam, secrétaire général du Hchf et conseiller spécial du grand imam d'Al-Azhar Ahmad al Tayeb.

Ne pas saper le dialogue interreligieux


«Selon le Hchf, les lieux de culte doivent transmettre «un message de paix et d'amour pour tous» et ne pas être utilisés pour «contribuer à la ségrégation et à la discrimination, à un moment où le monde doit vraiment répondre à l'appel des religions à poursuivre la solidarité et à renforcer les valeurs de la coexistence et de la fraternité humaines». Dans ce sens - souligne la lettre - il est nécessaire «d'éviter toute initiative qui pourrait saper le dialogue interreligieux et la communication interculturelle et créer des tensions et de la haine entre les adeptes de différentes religions» et de donner plutôt «la priorité aux valeurs de la coexistence»

«Il en va de même pour une autre lettre envoyée au Conseil œcuménique des Églises, signée par Hafid Ouardiri, directeur de la Fondation musulmane de l'Entre-Connaissance à Genève, ainsi que co-fondateur et vice-président de la Plate-forme interreligieuse à Genève, qui a exprimé son plein soutien à la lettre adressée le 11 juillet par le secrétaire général intérimaire du COE, le révérend Ioan Sauca, au président Erdogan : «Avec d'autres musulmans du monde entier, je prie pour que Sainte-Sophie reste ce qu'elle a toujours été depuis 1934 : un carrefour de connaissances, de lumière, de sagesse et de paix pour toute l'humanité», a écrit M. Ouardiri.


Le COE heureux du soutien reçu


«Le révérend Sauca, pour sa part, a exprimé sa surprise et sa gratitude pour tous ces certificats de solidarité. «C'était plus que ce que nous pouvions espérer. Je suis fier et encouragé de voir ces signes de soutien et de solidarité exprimés par nos amis musulmans. Cela montre que notre dialogue est profond et authentique et qu'ensemble nous pouvons réaliser le rêve de construire un monde pacifique dans lequel les personnes et les religions se respectent et se soutiennent mutuellement», a ajouté le secrétaire général du COE, notant que le dialogue interreligieux «existe depuis près de 50 ans et doit être approfondi», ce qui est «nécessaire aujourd'hui plus que jamais».

«Trois intellectuels turcs de renom, experts en théologie, cités par l'agence Fides, sont également intervenus au cours de ces heures au sujet de l'initiative du président Erdogan : Nazif Ay, Mehmet Ali Öz et Yusuf Dülger, qui parlent d'une «erreur irréparable», qui «détruit le message de réconciliation et de justice de l'Islam, dont le sens est la paix».

Le Pape invite les médias catholiques à "l'unité dans la diversité".

publié le 3 juil. 2020, 08:22 par Président ACOS   [ mis à jour : 6 août 2020, 23:09 ]

30-06-2020 – Cité du Vatican - Pour la première fois de son histoire, la conférence annuelle des médias catholiques, promue par la Catholic Press Association (Association de la presse catholique) se tiendra en mode virtuel les 1-2 juillet. Dans un message qu’il leur adresse à cette occasion, le Pape François invite les participants à être entre eux signes d’unité; pour le Saint-Père, le monde a plus que jamais besoin d’hommes et de femmes de principes pour protéger une information de tout ce qui pourrait l’altérer.

«L'expérience de ces derniers mois a montré combien la mission des médias est essentielle pour maintenir les gens ensemble, en réduisant les distances, en fournissant les informations nécessaires et en ouvrant les esprits et les cœurs à la vérité», écrit le Pape aux conférenciers. Ce rendez-vous annuel majeur de la presse catholique réunit d’ordinaire aux États-Unis nombre de journalistes, professionnels du monde de la communication et de l’édition, ainsi que plusieurs évêques. En raison de la crise sanitaire actuelle et des restrictions de déplacements qu’elle induit, cette conférence se déroulera cette année en mode virtuel sur le thème «ensemble bien que séparés» (Together while apart), lequel exprime «de manière éloquente, selon le Pape, le sentiment d'union qui a paradoxalement émergé de l'expérience de la distance sociale imposée par la pandémie». C’est d'ailleurs cette prise de conscience qui conduisit à la création des premiers journaux catholiques américains, remarque François, citant l’exemple du Catholic Miscellany, publié pour la première fois à Charleston en 1822 et qui fut suivi par d’autres revues et périodiques.

Protéger la communication

«L’unité dans la diversité» («Et pluribus Unum», qui est la devise des États-Unis) doit inspirer le service des journalistes et communicants au service du bien commun, écrit encore le Pape. Ce besoin se fait toujours plus criant dans un monde marqué par la polarisation et les conflits, qui n’épargnent pas les catholiques eux-mêmes. «Nous avons besoin de médias capables de construire des ponts, de défendre la vie et d'abattre les murs, visibles et invisibles, qui empêchent un dialogue sincère et une véritable communication entre les personnes et les communautés. Nous avons besoin de médias qui peuvent aider les gens, en particulier les jeunes, à distinguer le bien du mal, à porter des jugements corrects, fondés sur une présentation claire et impartiale des faits, à comprendre l'importance de l'engagement en faveur de la justice, de l'harmonie sociale et du respect du foyer commun. Nous avons besoin d'hommes et de femmes de principes pour protéger la communication contre tout ce qui pourrait la déformer ou la plier à d'autres fins», plaide François qui demande à ces médias d’être signes d’unité dans la foi, forts «face aux modes culturelles fugaces qui n’ont pas le parfum de la vérité évangélique».

Attester personnellement de la véracité du message transmis

La communication n’est «pas seulement une question de compétence professionnelle»; le vrai communicant doit en effet se consacrer entièrement au bien-être des autres, s’impliquer personnellement, attester de la véracité du message qu’il transmet. «Toute communication a sa source ultime dans la vie du Dieu trinitaire, qui partage avec nous la richesse de sa vie divine et nous demande, à notre tour, de communiquer ce trésor à d'autres, unis au service de sa vérité».

Seul le regard de l’Esprit-Saint «nous permet de ne pas fermer les yeux» devant la souffrance de l’humanité. «C'est seulement avec ce regard que nous pouvons travailler efficacement pour vaincre les maladies du racisme, de l'injustice et de l'indifférence qui défigurent le visage de notre famille commune», et ainsi, aider les autres à contempler la réalité des personnes précisément avec ce regard de l’Esprit. «Là où notre monde parle trop souvent avec des adjectifs et des adverbes, puissent les communicants chrétiens parler avec des noms qui reconnaissent et encouragent la revendication silencieuse de la vérité et favorisent la dignité humaine. Là où le monde voit des conflits et des divisions, regardez la souffrance et les pauvres pour donner une voix aux demandes de nos frères et sœurs qui ont besoin de miséricorde et de compréhension», conclut le Saint-Père.

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