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22-03-2020 - Face au Corona virus, un effort oecuménique pour protéger la vie.

29-02-2020 - L'Eglise orthodoxe russe est satisfaite des conclusions de la conférence inter-orthodoxe d'Amman.

23-02-2020 - Le Pape François exhorte à faire de la méditerranée un espace de résurrection

20-02-2020 - Une rencontre panorthodoxe consacrée à la situation en Ukraine se tiendra à Amman.

20-02-2020 - La rencontre de Bari, une démarche d'unité pour les Eglises de la Méditerranée. 

14-02-2020 - « La priorité, protéger le christianisme au Moyen-Orient » déclare le métropolite Hilarion.

14-02-2020 - Une exposition d'icônes bulgares, prévue au Louvre, annulée pour raisons de "sacralité".

13-02-2020 - Orrthodoxie : le pape reçoit le métropolite russe Hilarion.

13-02-2020 - Entre catholiques et orthodoxes, “le dialogue théologique poursuit son chemin”, estime Mgr Palmieri.

24-01-2020 - Le Pape François : « L’hospitalité entre chrétiens est une vertu œcuménique ».

23-01-2020 - La vie oecuménique en Ile et Vilaine (France).

22-01-2020 - A Bucarest, le dialogue oecuménique se tient à la bibliothèque.

21-01-2020 - Ukraine : La nouvelle Eglise autocéphale s'organise.

18-01-2020 - L’hospitalité, au cœur de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2020.

18-01-2020 - Semaine de l'unité : le Pape exhorte les chrétiens à se faire "messagers d'humanité".

16-01-2020 - Le nouveau patriarche arménien de Constantinople a été intronisé.

14-01-2020 - Un Evêque catholique italien omet la lecture du Credo durant la messe.

08-01-2020 - La semaine de prière pour l'unité des chrétiens 2020 à Montpellier

21-12-2019 - Le patriarche de Moscou, Cyrille, appelle le clergé à ne pas faire de la confession un interrogatoire

20-12-2019 - Le patriarche Cyrille admet une introduction partielle du russe dans les offices divins.

16-12-2019 - Vers l'unité de l'Eglise en Orient et en Occident.

10-12-2019 - Bartholomée souligne le besoin de communion entre Orient et Occident.

18-11-2019 - Une paroisse orthodoxe à Tours.

16-10-2019 - Mise en garde de l'Archevêque d'Alba Iulia (Roumanie) à l'égard de technologie.

16-10-2019 - Mgr Emmanuel a consacré l’église du monastère de Solans dans le Gard.

12-10-2019 - Parution "d'ecclésiologie en dialogues" : Jean Zizioulas et Walter Kasper.

07-10-2019 - Rencontre entre orthodoxes et catholiques le 18-10-19 à Montpellier.

19-09-2019 - Le Pape invite à vivre la synodalité comme un axe œcuménique.

14-09-2019 - La lettre du Pape au Patriarche Bartholomée sur les reliques de Saint-Pierre.

18-08-2019 Conférence de presse pendant le pèlerinage œcuménique du pape François au COE.

18-08-2019 Pays-Bas : Le Conseil Oecuménique des Eglises célèbre son 70ème anniversaire.
















Des reliques offertes par le Pape au patriarche de l'Eglise orthodoxe bulgare.

publié le 22 mars 2020 à 13:32 par Président ACOS   [ mis à jour : 22 mars 2020 à 13:46 ]

2-03-2020 - Le nonce apostolique à Sofia a offert ce jeudi, au nom du Pape François des reliques de Saint Clément et Saint Potit de Serdica au Patriarche Néophyte, chef de l'Eglise orthodoxe de Bulgarie. Le Patriarche de l'Eglise orthodoxe de Bulgarie a exprimé sa joie devant le «geste fraternel» du Souverain Pontife.

Le nonce apostolique à Sofia Mgr Anselmo Guido Pecorari s'est rendu ce jeudi avec une délégation au patriarcat de l'Eglise orthodoxe bulgare pour un geste œcuménique important: il a remis au patriarche Neophyte des reliques de Saint Clément et Saint Potit, cadeau de la part du Pape François. 

La prière du Pape pour l'unité des chrétiens

Lors de la rencontre «chaleureuse» entre la délégation de l'Eglise catholique présente en Bulgarie et la délégation du Patriarche bulgare, Mgr Pecorari a souligné que le «précieux» don de reliques est «un signe de la volonté du Pape de rechercher et de prier pour l'unité des chrétiens et du respect mutuel qui caractérise les relations entre le Saint-Siège et le Patriarcat orthodoxe de Bulgarie». «La relique du Pape Saint Clément revient, avec celle de Saint Potit, sur ces terres où - a ajouté le prélat - ont vécu les deux saints martyrs et qui ont été les témoins de l'œuvre missionnaire des saints Cyrille et Méthode»

Une grande bénédiction

Sa Sainteté Neophyte a exprimé sa joie pour ce «geste fraternel» fait à l'Eglise orthodoxe de Bulgarie, qui reçoit le don du Pape comme «une grande bénédiction». Le Patriarche a également rappelé les fragments d'autres reliques qui avaient été donnés à l'Église orthodoxe de Bulgarie par Saint Jean-Paul II en 2002, celles de Saint Dacio de Dorostol, et par le Pape émérite Benoît XVI en 2006, celles de Saint Georges le Martyr. «Le témoignage de la foi des saints et des martyrs du Christ - a précisé le patriarche Néophyte - est une preuve évidente de nos bonnes relations, qui restent et continueront d'exister dans la paix, la compréhension et le respect mutuel».

Clément et Potit

Selon une tradition ancienne, Saint Clément et Saint Potit sont liés à Serdica, le nom original de Sofia, Saint Clément est considéré comme le premier évêque de la ville. Ses restes ont été solennellement apportés à Rome par les Saints Cyrille et Méthode. Saint Potit est mort en martyr à l'époque de l'empereur Antonin Le Pieux  et enterré à Tricarico, dans les Pouilles. Les reliques pourront être vénérées à partir du 24 mars dans l'ancienne basilique paléochrétienne de Sainte-Sophie, où une célébration solennelle est prévue, tandis que le jour suivant, une liturgie divine est sera présidée par le patriarche Neophyte.

Source : Vatican News

Face au coronavirus, un effort œcuménique pour protéger la vie.

publié le 22 mars 2020 à 13:20 par Président ACOS   [ mis à jour : 22 mars 2020 à 13:26 ]

22-03-2020 - Le Conseil œcuménique des Églises diffuse un message pour encourager la lutte contre l’épidémie de coronavirus.

«Faisons tout ce qui est en notre pouvoir pour protéger la vie», afin que tous puissent l'avoir en abondance comme le Seigneur le veut. Tel est l'appel urgent lancé par Olav Tveit et Agnes Abuom, respectivement secrétaire général et modératrice du Comité central du Conseil œcuménique des Eglises (COE), dans une lettre adressée à tous ses membres sur l'urgence actuelle du coronavirus.

«Prier et travailler pour la justice et la paix, c'est aussi prier et travailler pour la santé», peut-on lire dans la lettre. «Nous pouvons et devons briser la chaîne de transmission du virus». Cela implique «le strict respect des mesures, des limites et des conseils des autorités sanitaires et s'appuie sur les connaissances scientifiques fiables fournies par l'Organisation mondiale de la santé».

«À un moment comme celui-ci, les communautés religieuses peuvent agir sur différents fronts en défendant la solidarité, la responsabilité, la sagesse et la sollicitude», écrivent les deux dirigeants, rappelant notamment la situation dramatique de tous ceux qui, par leur isolement, risquent de perdre leurs moyens de subsistance et de ceux qui, en raison de conditions de vie déjà précaires, n'ont pas la possibilité de respecter les distances de sécurité.

Pas de réunion physique mais l’union dans la prière

La contribution des communautés chrétiennes est fondamentale : «Pour nous, il est important de nous unir dans la prière et dans notre fraternité chrétienne, mais en ce moment de crise, par amour les uns pour les autres et pour notre prochain, nous ne devons pas nous réunir, nous toucher ou nous embrasser», ont souligné les dirigeants du COE. Au contraire, nous sommes appelés aujourd'hui à toucher le cœur de l'autre, avec ce que nous disons, partageons et faisons et ne faisons pas pour protéger la vie que Dieu aime tant. Inspirés par cet amour, nous devons adapter nos cultes et notre communauté fraternelle aux besoins de cette période de pandémie pour éviter le risque de devenir des sources de contagion au lieu de la grâce. D'où la vive exhortation à suivre les conseils et les recommandations pratiques des autorités sanitaires pour protéger les personnes, mesures que de nombreuses Églises locales, ainsi que le COE lui-même à Genève, prennent déjà.  

Le COE adresse donc des paroles d'encouragement à toutes les Églises du monde qui se sont engagées à faire face à la crise sanitaire, en veillant à ce que toutes aient «la vie en abondance» et concluent par les paroles de Saint Paul dans la première lettre aux Corinthiens : «Il reste donc ces trois choses : la foi, l'espérance et la charité ; mais la plus grande d'entre elles est la charité» (1 Co 13,13).

Face à la propagation rapide du Coronavirus dans de nombreux pays, le Conseil œcuménique des Eglises a lancé sur son site Internet la page spéciale "Faire face au Coronavirus" avec des informations actualisées sur la situation, les recommandations de l'OMS, des suggestions de prières et des initiatives prises par le COE lui-même et les Églises locales.

L’Église orthodoxe russe est satisfaite des conclusions de la conférence inter-orthodoxe d’Amman.

publié le 2 mars 2020 à 12:01 par Président ACOS   [ mis à jour : 14 mars 2020 à 10:41 ]

27-02-2020 - Les participants de la rencontre des primats et des délégations des Églises locales orthodoxes qui s’est tenue ce mercredi à Amman, ne se sont pas fixés pour objectif de résoudre d’un coup toutes les questions douloureuses, l’essentiel, selon le patriarcat de Moscou, était de lancer le processus de résolution.

« Les conclusions sont contenues dans le communiqué de presse. Il y est clairement indiqué que le but de la rencontre n’était pas de tout résoudre d’un coup — ce qui n’aurait pas été réaliste, mais tenant compte de la profondeur de la crise, de s’entendre sur le début d’un dialogue en définissant des délais concrets et des voies pour le poursuivre, » a déclaré à Interfax l’archiprêtre Nicolas Balachov, vice-président du Département des relations ecclésiales extérieures.

Selon lui, le seul fait de se réunir pour discuter sereinement des problèmes réels et de reconnaître que la situation en Ukraine « n’est en rien réglée, ce qu’affirme le patriarcat de Constantinople » et que le maintien de l’unité du pays et sa pacification exigent un véritable dialogue entre tous les orthodoxes.

Et les participants à la rencontre ont invité les autres primats, dont celui de Constantinople, à ne pas refuser de telles rencontres, mais à participer dans l’avenir au dialogue commun.

Le représentant de l’Église orthodoxe russe a souligné que la rencontre s’est déroulée dans un esprit fraternel autour d’une table ronde, qu’elle a débuté par une prière chantée en grec, en slavon russe et en slavon roumain. La session a été présidée par le patriarche de Jérusalem qui a proposé de présider la seconde au patriarche Cyrille.

« Dans son allocution, le patriarche Cyrille a clairement défini les traits essentiels de la crise actuelle du monde orthodoxe. Le métropolite Onuphre de Kiev et de toute l’Ukraine a fait une allocution remarquée. Il a d’ailleurs, tout comme le patriarche Cyrille, activement et avec aisance, pris part à la rédaction, en anglais, du communiqué final. »

Toujours selon le père Nicolas Balachov, le climat de la rencontre était paisible, sereine et attentif à la position de chaque Église, de chaque participant. « Le patriarche Cyrille a fait remarquer que se sentait là, très vraisemblablement, la proximité des Lieux Saints. À plusieurs reprises les participants ont souligné que l’Église de Jérusalem, qui est à l’initiative de cette rencontre, est la véritable Mère de toutes les Églises, ce qu’elle a encore fois réussi à démontrer. »

Amman, le 27 février 2020, INTERFAX
Traduction PO
В РПЦ довольны итогами межправославной встречи в Аммане


Rencontre du métropolite Emmanuel de France avec le roi d’Arabie saoudite.

publié le 28 févr. 2020 à 12:56 par Président ACOS   [ mis à jour : 28 févr. 2020 à 13:04 ]

24-02-2020Le 18 février dernier, Mgr Emmanuel, métropolite de France (Patriarcat oecuménique), a été reçu par Sa Majesté le Roi d’Arabie saoudite Salman bin Abdulaziz Al Saud. 

Mgr Emmanuel était venu en Arabie saoudite pour présiderle conseil d’administration du Centre international pour le dialogue interreligieux et interculturel (KAICIID), suite à sa récente élection à la présidence.

Lors de la réception, Mgr Emmanuel a été accompagné du secrétaire général de l’organisation, M. Faisal bin Muaammar, et des autres membres du Conseil. Les principaux projets de l’organisation à dimension mondiale ont été présentés et discutés. 

Le conseil des directeurs du KAICIID est composé de hauts représentants des principales religions du monde. Il s’est réuni la semaine dernière à Riyad, en Arabie saoudite, pour sa 22e session ordinaire étudiant les projets à venir. 

Le Métropolite Emmanuel de France s’est adressé au roi, lui exprimant sa gratitude pour la réunion de Riyad, y compris pour le déroulement des travaux du KAICIID au cours des huit dernières années. Il a également exprimé sa joie devant l’ouverture du Royaume dans de nombreux domaines. Il l’a aussi remercié pour toute l’aide et le soutien du Royaume dans le cadre de l’organisation jusqu’à présent.

Il a évoqué la réunion du G20 à Riyad en octobre prochain et l’organisation par le KAICCID d’une conférence interconfessionnelle en marge du G20.

Dans sa réponse, le roi a évoqué son soutien sans réserve à la création d’un esprit de coopération pour la paix dans le monde et a évoqué la nécessité de développer le dialogue interreligieux. Le Secrétaire général Faisal bin Muaammar a ajouté : «Nous sommes reconnaissants au Royaume d’Arabie saoudite d’avoir organisé cette réunion du conseil à un instant critique dans le développement de KAICIID.

Le Centre est né de la vision de feu le roi Abdallah et le Royaume était un fervent partisan de KAICIID et il était donc approprié que notre conseil des directeurs se réunisse à Riyad. »

Source.

Le Pape François exhorte à faire de la Méditerranée un espace de résurrection.

publié le 23 févr. 2020 à 10:09 par Président ACOS   [ mis à jour : 28 févr. 2020 à 06:37 ]

Lors de sa rencontre avec les évêques participant à la rencontre de Bari sur la Méditerranée, ce dimanche matin, le Pape François a délivré une ample méditation exhortant les responsables d’Eglise à s’engager en faveur de la paix et de la réconciliation.

23-02-2020 - Cyprien Viet - Bari - Après un mot d’accueil du cardinal Gualtiero Bassetti, organisateur de cette rencontre en tant que président de la conférence épiscopale italienne, le Pape a écouté les témoignages de deux évêques venant de réalités très différentes et représentatives des périphéries méditerranéennes.

Tout d’abord, les Balkans, avec le cardinal-archevêque de Sarajevo, Vinko Puljic, qui dirige ce diocèse depuis 30 ans, et a traversé avec courage les heures sombres de la guerre des années 1990, vivant même un court temps d’emprisonnement par une milice serbe. Le cardinal Puljic, qui avait accueilli le Pape François en visite en Bosnie-Herzégovine en 2015, est revenu avec gravité sur les persécutions et les souffrances vécues par de nombreuses communautés chrétiennes autour de la Méditerranée, avec les «violences, conflits et divisions de tout type, causés en grande partie par des pays riches».

Il a évoqué le «cœur brisé» de nombreux pasteurs face à l’émigration de nombreux jeunes, «provoquée par les guerres, les injustices et la misère», mais aussi sa reconnaissance pour le courage de ceux qui restent afin d’œuvrer au veloppement  et à la reconstruction de leurs pays. «Nous avons besoin de nous sentir accompagnés et d’être soutenus par rapport aux puissants, auxquels nous demandons de travailler plus pour construire la paix, le dialogue et la coopération. Nous sommes heureux chaque fois que quelqu’un visite nos Églises et nos pays, en démontrant à tous que nous ne sommes pas seuls, mais que nous avons des communautés plus grandes et plus fortes, prêtes à nous défendre et à nous reconnaitre dans une relation de communion et de fraternité», a conclu le cardinal de Bosnie.

Ecoute, propositions et perspectives

Ensuite, au nom de la Terre Sainte Mgr Pierbattista Pizzaballa, administrateur apostolique du Patriarcat latin de Jérusalem, a évoqué les trois temps de cette rencontre de Bari. Tout d’abord, l’écoute, avec le constat du besoin de sortir des schémas coloniaux qui ont longtemps structuré la vie des Églises en Méditerranée. Le «chemin de Croix» vécu par de nombreuses communautés chrétiennes nécessite une écoute et une solidarité concrètes, et non pas seulement une relation basée sur des aides économiques. Il a ensuite souligné la richesse des expériences et des propositions suggérées par les participants à la rencontre, en soulignant l’inscription de l’activité des Églises dans la complexité du réel, en «mettant la personne au centre, dans les écoles, les hôpitaux, les innombrables initiatives de solidarité et de proximité aux pauvres». Il a aussi souligné l’importance du dialogue œcuménique et interreligieux, ainsi que la nécessité de savoir dénoncer le mal, car «nos Églises désirent devenir une voix prophétique de vérité et de liberté», a-t-il insisté.

Enfin, Mgr Pizzaballa a évoqué les perspectives à venir, les suites de cette rencontre. D’autres réunions en plus petit comité suivront régulièrement, «dans les temps que le Seigneur nous indiquera, afin de construire un parcours commun où faire grandir dans nos contextes blessés et déchirés une culture de paix et de communion», a-t-il expliqué.

L’encouragement de François au processus d’écoute réciproque

Au début de sa longue intervention, marquée par plusieurs improvisations incisives, le Pape a remercié la conférence épiscopale italienne d’avoir organisé cette rencontre, «entrevoyant en elle la possibilité d’engager un processus d’écoute et d’échange par lequel contribuer à l’édification de la paix dans cette région cruciale du monde». En soulignant la continuité avec la rencontre œcuménique organisée au même endroit en juillet 2018 en présence de nombreux responsables orthodoxes, François a salué les efforts menés par le diocèse de Bari en faveur du dialogue œcuménique et interreligieux, en qualifiant la ville de «capitale de l’unité».

«Vous vous êtes réunis pour réfléchir sur la vocation et le destin de la Méditerranée, sur la transmission de la foi et la promotion de la paix. Le "Mare nostrum" est le lieu physique et spirituel dans lequel notre civilisation a pris forme, comme résultat de la rencontre de plusieurs peuples». Aujourd’hui, «la Méditerranée demeure une zone stratégique dont l’équilibre reflète ses effets sur les autres parties du monde», a souligné François.

Le défi de la promotion de la paix

«Dans cet épicentre de lignes profondes de rupture et de conflits économiques, religieux, confessionnels et politiques, nous sommes appelés à offrir notre témoignage d’unité et de paix. Nous le faisons à partir de notre foi et de l’appartenance à l’Église, en nous demandant quelle est la contribution que, comme disciples du Seigneur, nous pouvons offrir à tous les hommes et les femmes de la région méditerranéenne.» François a souligné la place centrale de la piété populaire dans le riche héritage culturel et religieux des sociétés méditerranéennes.

«L’annonce de l’Évangile ne peut être séparée de l’engagement pour le bien commun et nous pousse à agir comme des infatigables artisans de paix. Aujourd’hui la région de la Méditerranée est menacée par de nombreux foyers d’instabilité et de guerre, soit dans le Moyen-Orient, soit dans les divers États de l’Afrique du Nord, comme aussi entre les différentes ethnies, groupes religieux et confessionnels ; nous ne pouvons pas oublier le conflit encore irrésolu entre israéliens et palestiniens, avec le danger des solutions non équitables, et donc porteuses de nouvelles crises.»

Le Pape a martelé que «la guerre est une authentique folie parce qu’il est fou de détruire des maisons, des ponts, des entreprises, des hôpitaux, de tuer des personnes et d’anéantir des ressources au lieu de construire des relations humaines et économiques. Elle est une folie à laquelle nous ne pouvons pas nous résigner : jamais la guerre ne pourra être considérée comme normale ou acceptée comme une voie inéluctable pour résoudre des divergences et des intérêts opposés.»

«Il n’y a aucune alternative à la paix», a répété François, en remarquant que «la guerre apparaît comme l’échec de tout projet humain et divin : il suffit de visiter un paysage ou une ville, théâtres d’un conflit, pour se rendre compte comment, à cause de la haine, le jardin s’est transformé en terre désolée et inhospitalière, et le paradis terrestre en enfer.» En sortant de son texte, il a dénoncé «le grave péché d’hypocrisie, quand dans les conventions internationales, dans les réunions, de nombreux pays parlent de paix et ensuite vendent des armes aux pays qui sont en guerre. Ceci s’appelle la grande hypocrisie», s'est agacé François.

Le Pape a ensuite souligné le besoin d’être attentif aux plus pauvres. «A quoi sert une société qui atteint toujours de nouveaux résultats technologiques, mais qui devient moins solidaire envers celui qui est dans le besoin ? Par l’annonce évangélique, nous transmettons, au contraire, la logique selon laquelle il n’y a pas de derniers, et nous nous efforçons à ce que l’Eglise, par un engagement toujours plus actif, soit le signe de l’attention privilégiée pour les petits et les pauvres», a martelé le Pape, en insistant une nouvelle fois sur les situations dramatiques vécues par les migrants. 

«Il est facile de prévoir que ce phénomène, avec ses dynamiques de l’époque actuelle, marquera profondément la région méditerranéenne. C’est pour cela que les États et les communautés religieuses ne peuvent pas ne pas être préparés», a insisté l’évêque de Rome, en dénonçant les discours d’indifférence et de rejet qui continuent à se diffuser. «Un sentiment de peur s’introduit, qui pousse à ériger ses défenses face à ce qui est présenté instrumentalement comme une invasion. La rhétorique de l’affrontement des civilisations ne sert qu’à justifier la violence et à alimenter la haine. La défaillance, ou du moins la faiblesse, de la politique et le sectarisme sont les causes des radicalismes et du terrorisme. La communauté internationale s’est contentée d’interventions militaires alors qu’elle devrait mettre en place des institutions qui garantissent des opportunités égales et des lieux où les citoyens auraient la possibilité de prendre en charge le bien commun.»

François a exhorté à élever la voix «pour demander aux gouvernements la protection des minorités et de la liberté religieuse. La persécution dont sont victimes surtout – mais pas seulement – les communautés chrétiennes est une blessure qui déchire notre cœur et ne peut pas nous laisser indifférents.».

Porter secours aux migrants, un devoir chrétien

«Nous n’accepterons jamais que celui qui cherche l’espérance en prenant la mer meurt sans recevoir de secours, ou que celui qui arrive de loin devienne la victime d’exploitation sexuelle, soit sous-payé ou recruté par les mafias.»

«Certes, l’accueil et une intégration digne sont des étapes d’un processus qui n’est pas facile. Cependant, il est impensable de s’y engager en construisant des murs», a répété François, avant de lancer ces quelques mots en sortant de son texte : «Moi, cela me fait peur quand j’écoute les discours de certains leaders des nouvelles formes de populisme, cela me fait penser aux discours qui semaient la peur et ensuite la haine, dans les années 1930», a-t-il confié.

Il a au contraire défini la mer Méditerranée comme la «mer du métissage»«Ne laissons pas se répandre, par esprit nationaliste, la conviction du contraire, c’est-à-dire que les Etats moins accessibles et géographiquement plus isolés seraient privilégiés. Seul le dialogue permet de se rencontrer, de dépasser les préjugés et les stéréotypes, de se raconter et de se mieux connaître soi-même.»

Le Pape a ensuite abordé cette problématique sur un plan ecclésial. «Il faut élaborer une théologie de l’accueil et du dialogue qui réinterprète et repropose l’enseignement biblique. Elle peut être élaborée seulement si l’on s’efforce par tous les moyens de faire le premier pas et en n’excluant pas les semences de vérité dont les autres sont dépositaires.»

«Trop souvent, l’histoire a connu des antagonismes et des luttes fondés sur la conviction faussée que nous défendons Dieu en combattant celui qui ne partage pas notre credo. En réalité, les extrémismes et les fondamentalismes nient la dignité de l’homme et sa liberté religieuse, en causant un déclin moral et en favorisant une conception antagoniste des rapports humains. C’est aussi pourquoi une rencontre plus vivante entre les diverses fois religieuses, portée par un respect sincère et par une volonté de paix, devient urgente», a martelé le Pape en invitant à relire le Document d’Abou Dhabi sur la fraternité.

Transformer le cimetière en lieu de Résurrection

Le Pape a conclu son discours en confiant les participants «à l’intercession de l’Apôtre Paul qui, le premier, a traversé la Méditerranée en affrontant les dangers et les adversités en tout genre pour porter l’Evangile du Christ à tous : que son exemple vous indique les voies sur lesquelles poursuivre l'engagement joyeux et libérateur de transmettre la foi à notre temps.»

Il a évoqué un extrait du Livre d’Isaïe. Devant la désolation de Jérusalem à la suite de l’exil, le prophète ne cesse pas d’entrevoir un avenir de paix et de prospérité. «Ils rebâtiront les ruines antiques, ils relèveront les demeures dévastées des ancêtres, ils restaureront les villes en ruines, dévastées depuis des générations» (Is 61, 4). Voilà l’œuvre que le Seigneur vous confie pour cette région de la Méditerranée : reconstruire les liens qui ont été coupés, relever les villes détruites par la violence, faire fleurir un jardin là où sont aujourd’hui des terres desséchées, susciter de l’espérance à celui qui l’a perdue, et exhorter celui qui est fermé sur lui-même à ne pas craindre le frère et à regarder ce qui est déjà devenu un cimetière comme le lieu d’une future résurrection de toute la région. Que le Seigneur accompagne vos pas et qu’il bénisse votre œuvre de réconciliation et de paix.»

Les remerciements de Mgr Desfarges

Au terme de cette rencontre, l’archevêque d’Alger, Mgr Paul Desfarges, qui est aussi le président de la conférence épiscopale régionale du  Nord de l’Afrique, a prononcé un discours de remerciement en italien, en remarquant notamment que «la Méditerranée, qui a été tout au long de son histoire un lieu d’échange entre les cultures et les civilisations, ou conservera sa vocation d’être une mer de paix, ou sera le cimetière de nos refus et de nos fermetures».

«Il n’y a pas de futur dans la fermeture sur soi et dans les replis nationalistes», a martelé Mgr Desfarges, en remerciant le Saint-Père pour ses gestes qui «secouent nos Églises et les poussent à être toujours plus au service de la fraternité entre tous». Il a remarqué que «dans le monde entier, et aussi dans le Maghreb d’où je viens, à majorité musulmane, vos gestes et vos paroles sont écoutés. Les gens disent: "ce Pape nous aime bien".»

«Si vos gestes et vos paroles suscitent parfois des résistances, beaucoup plus souvent, ils infusent une grande espérance», a souligné l’archevêque d’Alger, en remerciant François de pousser les Églises à se mettre au service de tous les habitants de la région, et non pas seulement des chrétiens. «Merci d’avoir confiance dans nos Églises. Nous l’avons vu dans votre message à l’occasion de la béatification des martyrs d’Algérie et de votre visite au Maroc. Que le Seigneur vous conserve dans la fidélité au service de l’unité et de la paix», a conclu Mgr Desfarges.

Le Pape est ensuite descendu dans la crypte de la basilique pour se recueillir devant les reliques de saint Nicolas, avant un bref salut à la foule rassemblée sur le parvis, que le Saint-Père a remerciée pour sa prière durant ces journées de réflexion.















Source : Vatican news

Une rencontre panorthodoxe consacrée à la situation en Ukraine se tiendra à Amman.

publié le 20 févr. 2020 à 12:18 par Président ACOS   [ mis à jour : 20 févr. 2020 à 12:26 ]

20-02-2020 - Selon les informations du site grec Romfea, certains primats d’Églises orthodoxes locales se rendront à la rencontre panorthodoxe organisée par le patriarche de Jérusalem Théophile. L’initiative du patriarche de Jérusalem, malgré le fait qu’elle n’ait pas rencontré beaucoup de réponses favorables, a été acceptée par certains primats qui sont disposés à venir à Amman. Le primat de l’Église de Jérusalem, par cette initiative, a souligné sa préoccupation pour le maintien de l’unité au sein de l’Église orthodoxe. Le métropolite de Volokolamsk Hilarion, qui s’exprimait hier devant les journalistes à Rome, a mentionné que le patriarche Cyrille se rendrait en Jordanie. Le métropolite Hilarion a également révélé que le patriarche de Jérusalem avait envoyé une deuxième lettre invitant à nouveau les primats à participer à la rencontre.

Commentant le refus du patriarche œcuménique Bartholomée d’y participer, le métropolite Hilarion a souligné que « le patriarche Bartholomée ne montre aucun désir de résoudre le problème qu’il avait créé lui-même, tout en s’efforçant de convaincre les Églises à reconnaître son iniquité ». Selon les renseignements de Romfea, la date de la rencontre aurait été fixée au 25 février. Au sujet des bruits selon lesquels le ministère grec des Affaires étrangères créerait des obstacles à l’initiative du patriarche Théophile, des responsables du ministère soulignent qu’il n’y a rien de semblable, étant donné que cette institution se tient à l’écart des problèmes ecclésiastiques.

De son côté, l’agence russe Ria-Novostimentionne que l’initiative du patriarche Théophile est soutenue officiellement par l’Église orthodoxe russe et l’Église des Terres tchèques et de Slovaquie, et que le patriarche d’Antioche Jean a répondu positivement à l’invitation. Pour leur part, les primats des Églises de Constantinople, Grèce, Chypre et Albanie ont déclaré qu’ils ne se rendraient pas à Amman. Selon eux, la convocation de telles manifestations constituent le privilège exclusif du patriarche de Constantinople.

Source : Sources : Romfea (dont photographie, le patriarche russe Cyrille avec le patriarche Théophile), Ria-Novosti - Traduit par orthodoxie.com

La rencontre de Bari, une démarche d’unité pour les Eglises de la Méditerranée.

publié le 20 févr. 2020 à 10:53 par Président ACOS   [ mis à jour : 20 févr. 2020 à 12:08 ]

20-02-2020 - Cyprien Viet - Bari - - Ce mercredi 19 février 2020 s’est ouverte à Bari, au sud-est de l’Italie, la réunion d’une soixantaine d’évêques autour du thème «Méditerranée, frontière de paix».

La capitale des Pouilles, ville ouverte sur la Méditerranée, accueille cette semaine une réunion au format inédit, une sorte de mini-synode réunissant environ 60 évêques, parmi lesquels le Pape François en personne qui rejoindra les participants dimanche matin, pour la conclusion des travaux.

L’espace méditerranéen, autrefois uni autour du concept de «Mare Nostrum» au temps de l’Empire romain, se trouve en effet douloureusement fracturé entre des territoires prospères et d’autres qui se trouvent plongés dans le chaos, la guerre et le misère. Les participants à la réunion, qui viennent d’une vingtaine de pays, de la Libye à la France en passant par l’Espagne, la Syrie ou encore la Grèce, pourront partager leurs expériences sur des thèmes comme la transmission de la foi aux jeunes générations et le rapport entre l’Eglise et la société. Au-delà des prises de parole en réunion, les participants seront aussi invités à s’immerger dans les réalités locales de Bari. Vendredi soir, chaque évêque sera ainsi envoyé dans une paroisse de la capitale des Pouilles pour y célébrer la messe.

Le défi enthousiasmant de la transmission de l'Evangile

Dans son allocution d’ouverture, ce mercredi, le cardinal Gualtiero Bassetti, président de la conférence épiscopale italienne, est revenu sur les principaux défis, parfois contradictoires, qui secouent les sociétés méditerranéennes, notamment la cohabitation entre croyants de différentes religions, mais aussi la sécularisation qui transforme profondément certaines villes du nord du Bassin méditerranéen. Mais même si de nouveaux langages restent à trouver pour réellement mettre en œuvre les indications du Concile Vatican II, porter «l’annonce de l’Evangile» dans notre culture moderne représente «un défi enthousiasmant», a insisté le cardinal Bassetti.

La question des migrations est évidemment centrale. Il ne s’agit pas seulement d’un problème statistique, lié à l’angoisse de voir partir les forces vives d’un territoire ou de voir arriver de nouvelles populations, mais c’est d’abord un défi spirituel. «Le pauvre, qui part ou qui décide de rester, qui arrive ou qui, trop souvent, meurt durant le voyage ou connait des injustices indicibles, c’est le Christ qui émigre, reste, souffre, frappe à nos portes», a averti le cardinal Bassetti.

Un défi œcuménique et interreligieux

Dans cet espace fracturé, le travail conjoint entre les Eglises est absolument nécessaire. Cet effort s’est manifesté à Bari déjà en juillet 2018 avec une rencontre œcuménique en présence du Pape et de nombreux responsables d’Eglises orientales catholiques et orthodoxes. Et le dialogue interreligieux est aussi un axe essentiel, les balises posées par le Document d’Abou Dhabi apportant des outils pour une reconnaissance de la pleine citoyenneté de tous, y compris les chrétiens dans des pays à majorité musulmane.

En rappelant qu’il n’existe pas d’alternative au dialogue et à la fraternité, le cardinal Bassetti a évoqué les martyrs de la Méditerranée, notamment le frère Christian de Chergé, prieur de Tibhirine assassiné en 1996, au terme d’une vie offerte à l’Algérie, et béatifié en 2018. Le président de la conférence épiscopale italienne a conclu son discours en citant ces mots de l’ancien chef du gouvernement italien Aldo Moro, assassiné en 1978 : «Peut-être que le destin de l’homme n’est pas de réaliser pleinement la justice, mais d’avoir toujours faim et soif de la justice.»

«Que cette faim et cette soif de la justice soit toujours présente en nous», a conclu le cardinal italien.

Première visite d'étude à Rome de jeunes prêtres et moines des Églises orthodoxes orientales.

publié le 17 févr. 2020 à 11:58 par Président ACOS   [ mis à jour : 17 févr. 2020 à 12:17 ]

17-02-2020 - Pour la première fois, à l'invitation du Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, une délégation de jeunes prêtres et moines des différentes Églises orthodoxes orientales participe à une visite d'étude visant à approfondir leur connaissance de l'Église catholique.

                      

Dix-huit moines et prêtres nommés par les chefs de leurs Églises respectives (trois membres de chaque Église orthodoxe orientale: Église copte orthodoxe, Église apostolique arménienne - siège d'Etchmiadzine et siège de Cilicie -, Église orthodoxe syrienne d'Antioche, Église orthodoxe éthiopienne et Église orthodoxe Syrie malankarienne) participent à l'initiative, venant d'Egypte, d'Arménie, du Liban, de Syrie, d'Inde et d'Ethiopie. Du 15 au 22 février, la délégation aura l'occasion de visiter des lieux saints à Rome, des dicastères de la Curie romaine, des universités et des collèges pontificaux, des communautés et des monastères.

Le dimanche 16 février, premier jour de la visite, les membres de la délégation ont assisté à la messe dominicale dans la basilique papale de San Pietro, présidée par le cardinal Angelo Comastri, et ont visité les catacombes de Santa Priscilla. À la fin de la journée, ils ont visité la Badia di Sant'Anselmo, où ils ont rencontré le père prieur et des représentants de l'Athénée pontifical, assisté aux vêpres et partagé le dîner avec la communauté bénédictine.

Dans les prochains jours, la délégation visitera les dicastères de la Curie romaine, en particulier le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, le Secrétariat d'État, la Congrégation pour la doctrine de la foi, la Congrégation pour l'éducation catholique et le Conseil pontifical pour dialogue interreligieux.

La délégation se rendra également dans divers lieux de formation, notamment l'Université pontificale du Latran, l'Université pontificale grégorienne, l'Université pontificale de Saint-Thomas d'Aquin, l'Institut pontifical oriental, le Collège pontifical d'Éthiopie, le Collège pontifical d'Arménie et le Collège pontifical maronite.

Source : Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens.

Orthodoxie: le pape reçoit le métropolite russe Hilarion.

publié le 16 févr. 2020 à 09:17 par Président ACOS   [ mis à jour : 16 févr. 2020 à 09:37 ]

13-02-2020 - Marina Droujinina - Le pape François a reçu en audience privée le métropolite orthodoxe russe Hilarion de Volokolamsk, président du Département des relations ecclésiastiques extérieures du patriarcat de Moscou, proche collaborateur du patriarche Cyrille, ce jeudi 13 février 2020, au palais apostolique du Vatican, indique le Saint-Siège.

Le métropolite Hilarion « a transmis au pape les salutations du patriarche Cyrille de Moscou et de toute la Russie », indique un communiqué officiel en russe du patriarcat de Moscou du 13 février. Pour sa part, « le pape a demandé que son salut fraternel soit transmis à Sa Sainteté le patriarche ».

Au cours de la rencontre, qui s’est déroulée dans « une atmosphère de compréhension mutuelle et de bonne volonté », les conversation ont évoqué des questions d’actualité des relations entre le patriarcat de Moscou et l’Église catholique romaine.

Le métropolite Hilarion a parlé de la conférence, intitulée « Saints – signes et germes de l’unité », qui s’est tenue le 12 février à l’Université pontificale Saint-Thomas d’Aquin de Rome (Angelicum), à la veille du quatrième anniversaire de la rencontre historique entre le pape François et le patriarche Cyrille à La Havane (Cuba).

Le pape et le métropolite ont souligné « la grande importance pour les relations bilatérales » de la venue depuis Bari jusqu’en Russie d’une partie des reliques de saint Nicolas de Myre, en mai-juillet 2017, après l’accord conclu à La Havane. Le métropolite a présenté au pape un livre-album sur la venue des reliques miraculeuses en Russie, publié par la Fondation Poznanie en 2018 en italien et en 2019 en russe.

Les deux parties « ont noté avec satisfaction le développement fructueux de la coopération entre les deux Églises, coordonné par le Groupe de travail mixte spécialement créé ». Il s’agissait, en particulier, du projet « prometteur » des cours d’été pour les prêtres et les séminaristes orthodoxes et catholiques qui avaient eu la possibilité d’aller à Rome et à Moscou, respectivement, pour acquérir « une connaissance plus approfondie des traditions et de la vie moderne des deux Églises ».

Le métropolite Hilarion a partagé avec le pape les résultats de la dernière rencontre du Groupe de travail mixte qui s’est tenue le 12 février dans le bâtiment du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens. « Avec l’inclusion des questions sociales dans la compétence du Groupe de travail, lit-on dans un communiqué, la sphère d’interaction entre les deux Églises s’est considérablement élargie, ce qui est d’une grande importance, en particulier pour la mise en œuvre de projets communs dans le domaine de l’aide humanitaire au peuple syrien qui a souffert pendant la guerre. »

Le métropolite a accordé « une attention particulière au projet d’assistance médicale aux enfants syriens » et il a remercié l’organisation caritative catholique Aide à l’Église en détresse pour sa participation à ce projet.


Communiqué russe.


Le 13 février 2020, au Palais apostolique du Vatican, une réunion s'est tenue entre le président du Département des relations extérieures de l'Église du Patriarcat de Moscou, le métropolite Hilarion de Volokolamsk et le pape François. Pour sa part, le Pape a demandé que son salut fraternel soit transmis à Sa Sainteté le Patriarche.

Le métropolite Hilarion a parlé de la conférence «Les saints sont un signe et la graine de l'unité» à l'Université pontificale Thomas d'Aquin à la veille du IVe anniversaire de la rencontre historique entre le pape François et le patriarche Kirill à La Havane. Le pape et le métropolite ont souligné la grande importance pour les relations bilatérales de ramener de Bari en Russie une partie des reliques de Saint-Nicolas de Myre en mai-juillet 2017, accord sur lequel a été conclu lors de la réunion de La Havane. Le métropolite Hilarion a présenté à Sa Sainteté un livre-album sur les événements liés à la venue de l'arche avec des reliques miraculeuses en Russie comme un cadeau mémorable,

Ainsi, ces dernières années, le projet des institutions d'été s'est révélé prometteur, dans le cadre duquel l'échange de visites d'étude de prêtres et d'étudiants en théologie de l'Église catholique romaine et du Patriarcat de Moscou à Moscou et à Rome, respectivement, pour une connaissance plus approfondie des traditions et de la vie moderne des deux Églises.

Avec l'inclusion des questions sociales dans la compétence du Groupe de travail, la sphère d'interaction entre les deux Églises s'est considérablement élargie, ce qui est d'une grande importance, en particulier pour la mise en œuvre de projets communs dans le domaine de l'aide humanitaire au peuple syrien qui a souffert pendant la guerre.

Le métropolite Hilarion a remercié l'organisation caritative catholique Kirche in Not pour sa participation à ce projet.

En conclusion, le Pape et le Métropolite ont échangé des souvenirs

En tant que traducteurs, le prêtre DECR Alexy Dikarev et le sous-diacre Ivan Nikolaev ont participé à la réunion.

Archimandrite Filaret (Bulekov) , président du Conseil d'experts sur l'art religieux, l'architecture et la restauration de l' Église orthodoxe russe, Membre du Conseil Patriarcal pour la Culture Archiprêtre Leonid Kalinin , Vice-président du Département Synodal pour la Charité et les Services Sociaux de l'Église au prêtre Alexandre Alyoshin, recteur de l' église des nouveaux martyrs et confesseurs de l'église russe de Butovo L'archiprêtre Kirill Kaledu, directeur exécutif de la Fondation Poznaniye Hieromonk John (Kopeikin), secrétaire du DECR pour les relations inter-chrétiennes, Hieromonk Stefan (Igumnov) et le sous-diacre principal Vyacheslav Lee.

DECR Communication Service / Patriarchy.ru

« La priorité, protéger le christianisme au Moyen-Orient » déclare le métropolite Hilarion.

publié le 16 févr. 2020 à 09:07 par Président ACOS   [ mis à jour : 16 févr. 2020 à 09:19 ]

14-02-2020 - Dans la déclaration cubaine », « il y a beaucoup de points communs entre le patriarche et le pape », a déclaré le métropolite orthodoxe russe Hilarion de Volokolamsk, président du département des relations ecclésiastiques extérieures du Patriarcat de Moscou, collaborateur proche du patriarche Cyrille. « Mais la priorité pour les catholiques et les orthodoxes est de protéger le christianisme au Moyen-Orient », a-t-il ajouté.

Au cours de sa visite à Rome, quatre ans après la rencontre du pape François et du patriarche Cyrille à La Havane (Cuba), le métropolite a accordé une interview à la télévision catholique italienne TV2000 qui sera diffusée le dimanche 16 février 2020 à 20h30, indique TV2000.

L’Église, orthodoxe et catholique, a déclaré le métropolite, « a une tradition complémentaire, qui est intégrée … pour cette raison, il est important que les croyants apprennent à se connaître ».

En parlant de sa vie personnelle, le métropolite a expliqué que tout son temps est consacré au service de l’Église : « Je suis moine, a-t-il dit, je n’ai pas de famille, je n’ai pas le poids de la famille, je n’ai pas le problème d’éduquer les enfants … Le Seigneur m’a libéré de tout soin, obligation ou devoir qu’il donne habituellement aux gens normaux, j’ai plus de temps, j’ai plus de liberté, plus de possibilités et toute ma force, tout mon temps, je peux le donner à Dieu et à son service et c’est toute ma vie. »

Le métropolite a aussi accordé une interview à Vatican News en russe dans laquelle il a encore une fois répété la nécessité pour les catholiques et orthodoxes de défendre le christianisme : « Nous devons comprendre que l’avenir du christianisme est entre nos mains, a-t-il dit. Mais les chrétiens de différentes régions du monde se retrouvent souvent dans un environnement hostile, et pour maintenir le christianisme, nous devons apprendre à agir ensemble. Cela vaut non seulement pour le Moyen-Orient, mais aussi pour l’Europe et l’Amérique, où les valeurs chrétiennes sont remises en question, critiquées et souvent même expulsées de la vie publique. »

Parmi les domaines où les catholiques et les orthodoxes peuvent et doivent collaborer, le métropolite Hilarion a aussi nommé la défense du mariage, « qui est compris comme une union entre un homme et une femme, créé dans le but d’accoucher et d’élever des enfants »; la défense de « la valeur de la vie humaine du moment de la conception au moment de la mort naturelle ». « Ensemble, nous pouvons et devons affronter la propagande du mode de vie immoral qui est aujourd’hui présent dans la société laïque et dans les médias, a-t-il ajouté. Et je n’ai cité que quelques domaines qui nous ouvrent un champ très large de coopération et d’actions communes. »

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