Semaine de l'unité : le Pape exhorte les chrétiens à se faire "messagers d'humanité".

publié le 18 janv. 2020 à 09:29 par Président ACOS   [ mis à jour : 18 janv. 2020 à 09:49 ]

18-01-2020 - À la veille de l’ouverture de la semaine de prière pour l’Unité des chrétiens, le Pape François a reçu une délégation œcuménique de l’Église luthérienne de Finlande, venue à Rome à l’occasion de la fête de Saint Henri (XIIe siècle).

Saint Henri, saint patron du pays scandinave dont il fut l’évangélisateur, est vénéré autant par les catholiques que par les luthériens. Chaque année, à l’occasion de sa fête (19 janvier), un pèlerinage œcuménique est organisé jusqu’à Rome. La délégation pèlerine a donc été reçue, cette fois-ci encore, par le Pape François au Vatican.

Dans son petit discours, le Saint-Père a insisté sur le témoignage de foi que peuvent donner les chrétiens, indépendamment de leur confession, notamment à travers l’hospitalité. «La semaine de prière pour l’Unité nous indique cette vertu œcuménique, et surtout nous la recommande» a-t-il affirmé, se référant au thème choisi pour cette événement, «ils nous ont témoigné une humanité peu ordinaire» (Actes 28,2) ; cette phrase est de l’apôtre Paul, dont le bateau en route pour Rome fit naufrage au large des côtes de Malte. Ses compagnons d’infortune et lui furent accueillis chaleureusement par les habitants de l’île.

Comme chrétiens baptisés, nous croyons que le Christ veut nous rencontrer au travers de ces personnes qui ont fait naufrage dans leur vie, au sens propre comme au sens figuré. Celui qui offre l’hospitalité  ne devient pas plus pauvre, mais plus riche. Celui qui donne, reçoit à son tour. En effet, l’humanité que nous montrons aux autres nous rend, d’une façon mystérieuse, participants de la bonté de Dieu fait homme». De là, l’exhortation du Pape à se faire «messagers d’humanité».

Le chrétien est une personne qui peut rendre grâce pour son baptême. «Cette gratitude élargit le cœur, l’ouvre au prochain qui n’est pas un adversaire mais un frère bien aimé, une sœur bien-aimée». La communauté de tous les baptisés n’est pas un «être les uns à côté des autres » et sûrement pas un «êtres les uns contre les autres», mais veut devenir toujours  un «être ensemble» que l’œcuménisme spirituel et le dialogue œcuménique servent à approfondir. 

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