Le patriarche de Moscou, Cyrille, appelle le clergé à ne pas faire de la confession un interrogatoire

publié le 25 déc. 2019, 14:11 par Président ACOS   [ mis à jour : 26 déc. 2019, 22:44 ]

Le patriarche appelle le clergé à faire preuve de tact et de modestie à l'égard de ceux qui viennent se confesser:

"La confession a un seul but, celui de réconcilier le pêcheur avec le Seigneur. Il est inadmissible d'en faire un moyen d’investigation ou de contrôle, de la considérer comme une sorte de psychothérapie.

En recevant une confession le prêtre doit mettre entre parenthèses ses fonctions de moniteur, de guide, d'ami et d'interlocuteur. Il  ne doit être que le témoin de la repentance. La confession ne doit pas devenir l'objet de la curiosité du prêtre à l'égard de la vie d'autrui. Certains estiment qu'il ne devrait y avoir aucun tabou  lors de la confession.

Or, ces interdits existent, cela concerne surtout l'union conjugale, la vie intime du couple. Personne ne peut s'immiscer brutalement dans ce domaine. Une telle ingérence ne pourrait être que dommageable et n'est d'aucune utilité". 

Le patriarche rappelle au clergé que les confesseurs ne doivent en aucun cas s'imposer aux fidèles en tant que guides de vie. "On ne saurait  déverser à tout venant des flots de paroles et d’exhortations tout en s'écoutant parler. Le confesseur doit savoir écouter et comprendre le fidèle. Malheureusement cette faculté se perd de nos jours". 

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