Les Grands Textes de Référence

Rechercher l'unité des chrétiens.

publié le 18 déc. 2019 à 22:36 par Président ACOS   [ mis à jour le·19 déc. 2019 à 02:45 par Responsable Communication ]

A l'occasion du quarantième anniversaire du décret du Concile Vatican II sur l'unité des chrétiens (Unitatis redintegratio), s'est tenue une conférence internationale à Rome, les 11,12 et 13 novembre 2004. Le Conseil Pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens, que préside le Cardinal Kasper, a proposé aux éditions Nouvelle Cité de publier les actes de cette conférence qui offrent un véritable point de la situation sur l'unité des chrétiens aujourd'hui. Dans une première partie, trois intervenants (catholique, orthodoxe et protestant) rappellent le sens permanent du décret conciliaire. Puis vient une rétrospective sur l'engagement œcuménique et la situation actuelle. Une troisième partie offre des perspectives pour l'avenir.

Ont été ajoutés en appendice trois textes de référence: Unitatis redintegratio, texte du document conciliaire. Directoire pour l'application des normes et des principes sur l'œcuménisme. La dimension œcuménique dans la formation de ceux qui travaillent dans le ministère pastoral. Cet ensemble d'interventions et de textes-clés fait de cet ouvrage un véritable manuel d'œcuménisme.

Rechercher l'unité des chrétiens

Jean Paul II Pape

Editeur : Nouvelle Cité, 2006
ISBN 10: 285313492X / ISBN 13: 9782853134927

Discours du Pape François, Réunion Œcuménique au Centre œcuménique du COE.

publié le 18 déc. 2019 à 22:29 par Président ACOS   [ mis à jour : 18 déc. 2019 à 22:31 ]

Chers frères et sœurs,

Je suis heureux de vous rencontrer et je vous remercie de votre chaleureux accueil. Je suis reconnaissant, en particulier, au Secrétaire général, le Révérend Olav Fykse Tveit, et à la modératrice, Madame Agnes Abuom, pour leurs paroles et pour m‘avoir invité à l’occasion du 70ème anniversaire de l’institution du Conseil œcuménique des Eglises.

Bibliquement, soixante-dix années évoquent une période de temps accompli, signe de bénédiction divine. Mais soixante-dix est aussi un nombre qui fait affleurer à l’esprit deux célèbres passages évangéliques. Dans le premier, le Seigneur nous a commandé de nous pardonner non jusqu’à sept, mais «jusqu’à soixante-dix fois sept fois» (Mt 18, 22). Le nombre n’indique certainement pas un terme quantitatif mais ouvre un horizon qualitatif: il ne mesure pas la justice, mais il ouvre tout grand le critère d’une charité démesurée, capable de pardonner sans limites. C’est cette charité qui, après des siècles d’oppositions, nous permet d’être ensemble, comme des frères et des sœurs réconciliés et reconnaissants envers Dieu notre Père.

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Différentes positions orthodoxes sur le rapprochement avec les Catholiques.

publié le 18 déc. 2019 à 22:03 par Président ACOS   [ mis à jour le·19 déc. 2019 à 02:47 par Responsable Communication ]

26-02-2016 - Par V. Golovanow (Rédigé par Parlons D'orthodoxie le 26 Février 2016 à 11:59.)

Partie 1: ceux qui sont favorables au rapprochement.

La rencontre historique entre le Pape et le patriarche de Moscou a suscité de nombreux commentaires qui faisaient état, pour la plupart, d'informations incomplètes ou erronées. Aussi il nous semble intéressant de proposer un état des lieux synthétique. Ce texte s'articule en trois parties:

- Position favorable au rapprochement
- Position opposée au rapprochement
- Position de l'Église russe

Introduction: l'organisation "conciliaire" de l'Orthodoxie
Les Orthodoxes sont estimés à 250 - 300 millions dans le monde et, contrairement au Catholicisme, ils n'ont pas une structure centralisée autour d'un primat universel mais s'organisent en 14 Églises locales indépendantes (dites autocéphales), dont les plus honorées ont le titre de patriarcats. Elles ont chacune une autorité territoriale sur des territoires canoniques qui se trouvent en Europe orientale et au Proche Orient. C'est là que résident la majeure partie des Orthodoxes (voir carte); mais il y a aussi des communautés émigrées des différentes Églises dans le monde entier formant la diaspora orthodoxe qui reflète aussi cette "diversité dans l'unité" (1) que revendique l'Orthodoxie.

Le pape François et le patriarche orthodoxe de Constantinople Bartholomée se félicitent après la signature d'un communiqué commun, le 30 novembre 2014 à Istanbul - Filippo Monteforte

L’Eglise orthodoxe est donc une communion (= unité spirituelle rigoureuse de foi et de vie) d’Eglises unies entre elles par la foi, la façon de prier et la façon de vivre; elles respectent scrupuleusement les dogmes des "7 Conciles œcuméniques"(2) et les traditions des Pères du premier millénaire et elles sont unies entre elles par l'intercommunion eucharistique (ce qui explique le refus de toute intercommunion avec des "hétérodoxes").

Chacune est dirigée par son propre primat entouré d'un synode et, si le patriarche de Constantinople porte le titre de "Patriarche Œcuménique" et bénéficie d'une primauté d'honneur ("Primus inter pares", premier entre les égaux), il n'a aucune autorité sur les autres Églises.

In Métropolite Kallistos (WARE), "L'Orthodoxie, l'Eglise des sept conciles", Cerf Paris 2002, p.311

(2) Les Sept conciles œcuméniques ont réuni les évêques de toute la Chrétienté du 4ème au 8ème siècles. Ils sont reconnus par l'Église Catholique mais, pour les Orthodoxes, ils ont exprimé l’universalité de la foi chrétienne et les dogmes alors définis sont intangibles (aucune évolution des dogmes chez les orthodoxes).

L'instance de décision suprême pour les Orthodoxe est le Concile – conciles locaux régulant le fonctionnement de chaque Église locale, conciles panorthodoxes réglant les questions communes. Le dernier concile universel pour les Orthodoxes est celui de 879/880 (auquel participèrent des légats romains et qui condamna le "filioque"); il y eut ensuite des conciles locaux convoqués à Constantinople pour régler des problèmes panorthodoxes, mais toutes les Églises n'y participèrent pas. Le dernier en date se tint à Constantinople en 1872 et le prochain, qui devrait réunir toutes les Églises, se prépare depuis cinquante ans et devrait se tenir du 16 au 27 juin 2016 à La Canée (Crète). Un texte sur les relations avec les autres confessions chrétiennes y sera proclamé (4) mais, en attendant, les positions vis-à-vis du Catholicisme sont assez divergentes.

Le patriarche de Constantinople se rapproche du pape FrançoisAprès avoir été en communion pendant le premier millénaire, Orthodoxes et Catholiques se sont de plus en plus éloignés durant le second: après les anathèmes réciproques de 1054, citons le sac de Constantinople par les croisés et l'établissement de diocèses latins en Terre Sainte et en Grèce (XIIIe siècle), le concile de Lyon 2 (1274), qui condamna ceux qui nient le "filioque", le rejet de l'union de Florence-Ferrare par les Églises orthodoxes (XVe siècle), la promulgation des nouveaux dogmes catholiques (XIXe et XXe siècles)… tout justifie l'appel de l'évêque de Limoges exhortant les troupes partant en Crimée à "extirper le schisme photien" (sic. Conférence «Le monde orthodoxe 20 ans après la chute du mur de Berlin» de J. F. Colosimo à L'ITO Saint-Serge (Paris), le 7 février 2009; http://orthodoxie.com/le-monde-orthodoxe-20-ans-apres-la-chute-du-mur-de-berlin-une-conference-de-jeanfrancois-colosimo/).

Mais depuis un siècle la situation change: des encycliques du patriarcat de Constantinople (1902, 1904, 1920) ouvrent la voie à la naissance du Mouvement œcuménique avec les Protestants, mais surtout Vatican II provoque une véritable volte face de l'Église catholique en proclamant que les Eglises orthodoxes sont des Eglises sœurs "dont plusieurs se glorifient d'avoir été fondées par les Apôtres eux-mêmes et nos différences constituent une "légitime diversité en matière de culte ("Unitatis Redintegratio" 14 et 17). Jean Paul II confirme et va plus loin dans l'encyclique «Ut unum sint» (http://w2.vatican.va/content/john-paul-ii/fr/encyclicals/documents/hf_jp-ii_enc_25051995_ut-unum-sint.html) entièrement consacrée à l'unité des chrétiens, ce qui constitue une première dans l'histoire de l'Eglise catholique. La porte est alors ouverte au dialogue théologique (création de plusieurs commission théologiques mixtes qui vont se réunir régulièrement) et aux contacts à haut niveau ouverts par l'accolade historique à Jérusalem entre le pape Paul VI et le patriarche de Constantinople Athénagoras en 1964 et la levée des anathèmes de 1054 en 1965.


(3) "Filioque", qui signifie 'et du fils' en latin, fut rajouté par les occidentaux vers le VIème siècle au Crédo de Nicée-Constantinople et généralisé dans tout l'occident vers le IXème malgré l'opposition des Église d'Orient. Ce fut la cause des anathèmes réciproques de 1054…

De 1964 à fin 2015 il y a eu prés de vingt rencontres entre les papes de Rome et les patriarches de Constantinople successifs cf. 1500 ans de rencontres au sommet et le Pape François en Turquie", "parlons d'orthodoxie", 25 Novembre 2014, et l'élection du pape François a clairement resserré les liens avec le patriarche de Constantinople actuel Bartholomé.  Le point d'orgue a été la commémoration de la rencontre historique de 1964 par une prière commune au Saint Sépulcre en mai 2014 et les rencontres se sont succédé à un rythme accéléré. "L'objectif a toujours été qu'en plus des autres gestes de fraternité, les visites mutuelles des Papes à Constantinople et patriarches œcuméniques à Rome ont marqué une nouvelle ère dans les relations entre les deux Églises. Elles ont aidé à faire comprendre au peuple de Dieu qu'il y ait un effort réciproque pour arriver à l'unité, "afin que tous soient un", selon les paroles du Seigneur dans sa Grande Prière Sacerdotale (Jean; 17)" dit un communiqué du patriarcat de Constantinople qui fait l'historique des ces rencontres / In "Visits of Ecumenical Patriarchs to Rome and Popes to the Ecumenical Patriarchate", 29-30 novembre 2014, , traduction V. Golovanow. 

La promulgation de l'encyclique "Laudato si'' a fortement souligné ce rapprochement: le patriarche œcuménique à été invité à assister à sa promulgation, ce qui constitue une première historique et surtout il est longuement cité dans l'encyclique comme «le bien-aimé Patriarche Œcuménique Bartholomée, avec qui nous partageons l'espoir de la pleine communion ecclésiale» (n ° 7); le texte porte aussi une épigraphe manuscrite à "Fratello, Patriarca Bartolomeo, con gratitudine." Le pape souligne ainsi avec respect et gratitude que le patriarche Bartholomé l'avait devancé de plus de deux décennie sur les sur les questions écologiques et, pour bien insister là-dessus, le texte pontifical revient à la doctrine orthodoxe dans ses paragraphes de conclusion, se plaçant ainsi, en quelque sorte "à l'intérieur" de la pensée orthodoxe sur la sauvegarde de la création. Jamais aucun document pontifical de ce niveau n'avait cité personne d'étranger à l'Église romaine ni fait référence à aucune doctrine provenant d'une source séparée…

Ne pouvant y participer personnellement pour des raisons de santé, le patriarche a délégué le métropolite Jean  de Pergame, généralement considéré comme l'un des principaux théologiens orthodoxes grecs contemporains et proche collaborateur du patriarche, qui a prononcé une allocution dans laquelle il a souligné sa "grande joie", "sa satisfaction et "sa profonde gratitude pour l'encyclique et pour la coopération entre l'Orthodoxie et le Catholicisme sur ce sujet: "Je crois que l’importance de l’encyclique du pape, "Laudato Si’", ne se limite pas au sujet de l’écologie en tant que telle. J’y vois une dimension œcuménique importante en ce qu’elle conduit les chrétiens divisés devant une tâche commune qu’ils doivent affronter ensemble. Nous vivons à une époque où les problèmes existentiels fondamentaux débordent nos divisions traditionnelles en les relativisant au point de les faire pratiquement disparaître. Regardez, par exemple, ce qui se passe aujourd’hui au Moyen-Orient : ceux qui persécutent les chrétiens leur demandent-ils à quelle Église ou confession ils appartiennent ? L’unité chrétienne, dans de tels cas, est de facto réalisée par la persécution et le sang – un œcuménisme du martyre... L’encyclique du pape François est un appel à l’unité – unité dans la prière pour l’environnement, dans le même Évangile de la création, dans la conversion de nos cœurs et de nos styles de vie pour respecter et aimer chacun et chaque chose qui nous sont donnés par Dieu. Nous en sommes reconnaissants." (« Loué sois-tu »: présentation du métropolite Jean Zizioulas de Pergame, 18 juin 201, Traduction de Zenit, Constance Roques, http://fr.zenit.org,)

Dans la foulée de ce rapprochement très concret, le Pape a inscrit l'Église catholique dans la prière mondiale pour la sauvegarde de la création le 1er Septembre proposée par le patriarche de Constantinople en 1989 (Soulignons ce paradoxe: Orthodoxes et Catholiques ne peuvent se mettre d'accord sur une date commune pour la reine des fêtes chrétiennes, Pâques, mais trouvent là une date commune!) et si on ajoute les modifications apportées par le pape François aux conditions d'annulation du mariage et à l'accueil des divorcés-remariés, qui se rapprochent de la pratique orthodoxe, on voit qu'il prend très concrètement le chemin du rapprochement avec l'Orthodoxie sur le terrain. Il semble bien que François met ainsi en pratique les principes qu'il avait énoncés dans l'avion qui le ramenait de Constantinople (30 novembre 2014): "Je pense que nous sommes sur la bonne voie avec les Orthodoxes… Ils ont les sacrements, la succession apostolique … Qu'attendons-nous? Que les théologiens se mettent d'accord? Je vous assure que cela n'arrivera jamais! Je suis un sceptique! Les théologiens travaillent bien mais, comme Athénagoras avait dit à Paul VI, 'nous irons de l'avant ensemble, et les théologiens n'ont qu'à rester ensemble sur une ile et réfléchir' je pensais que c'était un conte' mais Bartholomée m'a confirmé que c'est vrai. Il avait vraiment dit cela!"

Et dans son dernier discours sur la sauvegarde de la planète en juillet dernier, le patriarche Bartholomé, qui a été surnommé depuis longtemps "le patriarche vert" s'appuie sur l’encyclique Laudato Si’, appelle le pape François, son « frère d’âme » et ajoute que le Pape et le patriarche invitent « les Églises sœurs de Rome et de Constantinople » à approfondir avec, « la prière et l’action », leur « engagement commun pour notre maison commune ».

Dans son message de vœux pour la fête de Saint-André (novembre 2015) le pape va encore plus loin: "Ayant restauré une relation d’amour et de fraternité, dans un esprit de confiance, de respect et de charité mutuels, il n’y a plus d’empêchement à la communion eucharistique qui ne puisse être surmonté par la prière, la purification des cœurs, le dialogue et l’affirmation de la vérité. En effet, là où l’amour est présent dans la vie de l’Église, sa source et sa réalisation doit toujours être trouvée dans l’amour eucharistique. De même, le symbole du baiser fraternel trouve sa plus profonde vérité dans le baiser de paix échangé dans la célébration eucharistique." Il rappelle qu’il est nécessaire « d’examiner soigneusement les questions qui nous séparent ». Mais le ton est d’un optimisme notable. In. "Message du pape François au patriarche Bartholomaios Ier", 30 novembre 2015,

Source.

Il y a 55 ans, le voyage de Saint-Paul VI en Terre-Sainte.

publié le 18 déc. 2019 à 21:48 par Président ACOS   [ mis à jour : 18 déc. 2019 à 22:30 ]

Ce fut le premier déplacement d’un Souverain Pontife dans la terre du 5e Évangile; il fut marqué par l’accolade fraternelle entre St Paul VI et le patriarche de Constantinople Athénagoras - Par Manuella Affejee - Cité du Vatican

>Jamais depuis Pie VII, un Pape n’avait quitté l’Italie; jamais depuis Saint Pierre, le «serviteur des serviteurs de Dieu», n’avait foulé la Terre Sainte. C’est dire donc toute la portée historique de ce voyage, qui eut lieu du 4 au 6 janvier 1964, en plein Concile Vatican II. Paul VI ne voulait pas effectuer une quelconque visite, mais bien un pèlerinage;  être «pèlerin de la paix» dans les lieux de la Rédemption, en signe de «prière, de pénitence et de rénovation».

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Déclaration Christologique commune entre l'Eglise Catholique et l'Eglise Assyrienne de l'Orient.

publié le 18 déc. 2019 à 21:41 par Président ACOS   [ mis à jour : 18 déc. 2019 à 21:52 ]

- 11 novembre 1994 - Sa Sainteté Jean-Paul II, Evêque de Rome et Pape de l'Eglise catholique, et Sa Sainteté Mar Dinkha IV, Catholicos-Patriarche de l'Église assyrienne de l'Orient, rendent grâce à Dieu qui leur a inspiré cette nouvelle rencontre fraternelle.

Ils considèrent celle-ci comme une étape fondamentale sur la voie de la pleine communion à restaurer entre leurs deux Églises. En effet, ils peuvent désormais proclamer ensemble devant le monde leur foi commune dans le mystère de l'Incarnation.

Héritiers et gardiens de la foi reçue des Apôtres, telle que nos Pères communs l'ont formulée dans le Symbole de Nicée, nous confessons un seul Seigneur Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père de toute éternité et qui, lorsque les temps furent accomplis, est descendu du ciel et s'est fait homme pour notre salut. Le Verbe de Dieu, deuxième personne de la Sainte-Trinité, s'est incarné par la puissance du Saint-Esprit en assumant de la Sainte Vierge Marie une chair animée d'une âme raisonnable, qu'il s'est unie indissociablement dès l'instant de sa conception.

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Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens.

publié le 17 déc. 2019 à 22:41 par Président ACOS   [ mis à jour : 17 déc. 2019 à 22:41 ]

HISTOIRE

L’origine du Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens est étroitement liée au Concile Vatican II. Le Pape Jean XXIII désirait que l’engagement de l’Église catholique dans le mouvement œcuménique fût l’un des buts principaux du Concile. C’est pourquoi, le 5 juin 1960, il créa un Secrétariat pour la promotion de l’unité des chrétiens comme l’une des commissions préparatoires au Concile et nomma comme premier président le Cardinal Augustin Bea. C’était le début de l’engagement officiel de l’Église catholique dans le mouvement œcuménique.

Le Secrétariat eut pour première fonction d’inviter les autres Églises et Communions mondiales à envoyer des observateurs au Concile Vatican II. Par la suite, et ceci dès les premières semaines du Concile (1962), le Pape Jean XXIII décida de placer le Secrétariat sur un pied d’égalité avec les autres commissions conciliaires. Le Secrétariat prépara et présenta alors au Concile les documents sur l’œcuménisme (Unitatis redintegratio), les religions non chrétiennes (Nostra ætate), la liberté religieuse (Dignitatis humanæ) et, en lien avec la Commission doctrinale, la Constitution dogmatique sur la Révélation divine (Dei Verbum).

En 1963, le Saint-Père précisa que le Secrétariat serait composé de deux sections chargées respectivement des relations avec les Églises orthodoxes et les Églises orientales orthodoxes d’une part et, d’autre part, avec les Églises et Communautés ecclésiales d’Occident.

En 1966, le Concile étant achevé, le Pape Paul VI confirma le Secrétariat pour la promotion de l’unité des chrétiens comme organe permanent du Saint-Siège.

Le Cardinal Bea le présida jusqu’à sa mort en 1968. En 1969, le Cardinal Johannes Willebrands fut désigné pour lui succéder. Vingt ans plus tard, il se retirait et devenait président émérite ; le Cardinal Edward Idris Cassidy fut alors nommé président de ce dicastère. En 2001, le Cardinal Walter Kasper devint à son tour président. Le Cardinal Kurt Koch lui a succédé en 2010.

C’est par la Constitution apostolique Pastor Bonus du 28 juin 1988 que le Pape Jean-Paul II transforma le Secrétariat en Conseil pontifical pour la promotion de l’unité des chrétiens (CPPUC).

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Bibliographie : Conseil Pontifical pour la promotion de l’Unité des chrétiens. Directoire pour l’application des principes et des normes sur l’œcuménisme. Paris, Cerf, 1994.

Directoire pour l'application des principes et des normes sur l'oecuménisme.

publié le 17 déc. 2019 à 22:33 par Président ACOS   [ mis à jour : 17 déc. 2019 à 22:34 ]

DIRECTOIRE POUR L'APPLICATION
DES PRINCIPES ET DES NORMES
SUR L'ŒCUMÉNISME

PRÉFACE 

1. La recherche de l'unité des chrétiens a été l'un des principaux objectifs du Deuxième Concile du Vatican. Le Directoire œcuménique, demandé pendant le Concile et publié en deux parties, l'une en 1967 et l'autre en 1970, « a rendu de précieux services pour orienter, coordonner et développer l'effort œcuménique ».(2)

Raisons de cette révision

2. Outre la publication du Directoire, de nombreux autres documents ayant trait à l'œcuménisme ont été publiés par les autorités compétentes.(3)

La promulgation du nouveau Code de Droit Canonique pour l'Église latine (1983) et celle du Code des Canons des Églises Orientales (1990), ont créé en matière œcuménique une situation disciplinaire en partie nouvelle pour les fidèles de l'Église catholique.

De même la publication du Catéchisme de l'Église catholique (1992) a assumé la dimension œcuménique dans l'enseignement de base de tous les fidèles de l'Église.

De plus, à partir du Concile se sont intensifiés des rapports fraternels avec les Églises et Communautés ecclésiales qui ne sont pas en pleine communion avec l'Église catholique; des dialogues théologiques ont été instaurés et multipliés. Dans son discours à l'occasion d'une assemblée plénière du Secrétariat (1988) qui s'occupait de la révision du Directoire, le Saint-Père fit remarquer que « l'ampleur du mouvement œcuménique, la multiplication des documents de dialogue, l'urgence ressentie d'une plus grande participation de tout le Peuple de Dieu à ce mouvement, et par conséquent la nécessité d'une information doctrinale exacte en vue d'un engagement juste, tout cela demande que l'on donne, sans tarder, des orientations mises à jour ».(4) C'est dans cet esprit et à la lumière de ces développements que la révision.

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Unitatis Redintegratio ou le décret de Vatican II sur l'oecuménisme.

publié le 17 déc. 2019 à 22:16 par Président ACOS   [ mis à jour le·19 déc. 2019 à 02:48 par Responsable Communication ]

PAUL, ÉVÊQUE,
SERVITEUR DES SERVITEURS DE DIEU,
AVEC LES PÈRES DU SAINT CONCILE,
POUR QUE LE SOUVENIR S'EN MAINTIENNE À JAMAIS.

DÉCRET SUR L'ŒCUMÉNISME

Promouvoir la restauration de l’unité entre tous les chrétiens est l’un des objectifs principaux du saint Concile œcuménique de Vatican II. Une seule et unique Église a été fondée par le Christ Seigneur. Et pourtant plusieurs communions chrétiennes se présentent aux hommes comme le véritable héritage de Jésus Christ. Tous certes confessent qu’ils sont les disciples du Seigneur, mais ils ont des opinions différentes. Ils suivent des chemins divers, comme si le Christ lui-même était divisé [1]. Il est certain qu’une telle division s’oppose ouvertement à la volonté du Christ. Elle est pour le monde un objet de scandale et elle fait obstacle à la plus sainte des causes : la prédication de l’Évangile à toute créature.

Or, le Maître des siècles, qui poursuit son dessein de grâce avec sagesse et patience à l’égard des pécheurs que nous sommes, a commencé en ces derniers temps de répandre plus abondamment sur les chrétiens divisés entre eux l’esprit de repentance et le désir de l’union. Très nombreux sont partout les hommes qui ont été touchés par cette grâce et, sous l’effet de la grâce de l’Esprit Saint, est né un mouvement qui s’amplifie de jour en jour chez nos frères séparés en vue de rétablir l’unité de tous les chrétiens.

À ce mouvement vers l’unité, qu’on appelle le mouvement œcuménique, prennent part ceux qui invoquent le Dieu Trinité et confessent Jésus comme Seigneur et Sauveur, non seulement pris individuellement, mais aussi réunis en communautés dans lesquelles ils ont entendu l’Évangile et qu’ils appellent leur Église et l’Église de Dieu. Presque tous cependant, bien que de façon diverse, aspirent à une Église de Dieu, une et visible, vraiment universelle, envoyée au monde entier pour qu’il se convertisse à l’Évangile et qu’il soit ainsi sauvé pour la gloire de Dieu.

Voilà pourquoi le Concile, considérant avec joie tous ces faits, après avoir exposé la doctrine relative à l’Église, pénétré du désir de rétablir l’unité entre tous les disciples du Christ, veut proposer à tous les catholiques les moyens, les voies et les modes d’action qui leur permettront à eux-mêmes de répondre à cet appel divin et à cette grâce.

Lire la suite à la source.

Bibliographie : JAEGER cardinal L. - Le décret de Vatican II sur l’œcuménisme. Son origine, son contenu et sa signification. Tournai, Casterman («Eglise vivante!»), 1965.

Lumen Gentium, Constitution dogmatique de l'Eglise

publié le 17 déc. 2019 à 22:10 par Président ACOS   [ mis à jour le·19 déc. 2019 à 02:53 par Responsable Communication ]

PAUL, Évêque,

Serviteur des Serviteurs de Dieu, 

Avec les Pères du Saint Concile, 

Pour que le souvenir s’en maintienne à jamais.

- Chapitre premier : Le mystère de l’Église.
- Chapitre deux : Le peuple de Dieu.
- Chapitre trois : La constitution hiérarchique et l’épiscopat.
- Chapitre quatre : Les laïcs. Chapitre cinq : La vocation universelle à la sainteté dans l’Église.
- Chapitre six : Les religieux.
- Chapitre sept : Le caractère eschatologique de l’Église en pèlerinage et son union avec l’Église du ciel.
- Chapitre huit : La bienheureuse Vierge Marie, mère de Dieu dans le mystère du Christ et de l’Église.
- Supplément : Extraits des actes du concile.

Lire à la source et consulter Lumen Gentium...

Dialogue entre l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe

publié le 17 déc. 2019 à 22:02 par Président ACOS   [ mis à jour : 17 déc. 2019 à 22:03 ]

Pastorale commune des foyers mixtes, recommandations du Comité épiscopal catholique et du comité interépiscopal orthodoxe en France , 1971

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