Quelles relations l'Eglise catholique romaine entretient-elle avec les Eglises orientales non-catholiques de tradition byzantine ?

publié le 17 déc. 2019 à 12:03 par Président ACOS   [ mis à jour : 17 déc. 2019 à 12:20 ]

Tentons de faire au préalable la liste des Eglises concernées. Il y aurait :

1° - Quatorze Eglises autocéphales qui constituent la majeure partie des Eglises de tradition byzantine et dont l'Eglise russe est de loin, la plus nombreuse.
2° - Trois Eglises autonomes dont la distinction de l'autocéphalie réside en ce que le patriarcat dont elles dépendent est responsable de la désignation de leur primat, ce sont les Eglises de Chine et du Japon dépendant de Moscou et celle de Finlande dépendant du Patriarcat oecuménique de Constantinople. 
3° - Les Eglises de la diaspora situées dans le monde occidental et dont les juridictions les plus nombreuses se trouvent aux Etats-Unis.
4° - Les missions orthodoxes en Afrique, Aléoutie et Alaska.

C'est avec les quatorze Eglises autocéphales, pouvant représenter l'ensemble de l'orthodoxie de tradition byzantines que l'Eglise catholique romaine a institué un dialogue théologique permanent et officiel.

Bien qu'en matière de foi et de vie sacramentelle, les orthodoxes soient beaucoup plus près que les protestants des positions catholiques, cette "institutionalisation" du dialogue, sans doute pour des raisons culturelles, est de date toute récente.

L'annonce de la création d'une commission mixte et la nomination de ses membres n'ont eu lieu qu'au début du pontificat du Pape Saint-Jean-Paul II, en novembre 1979. Dès avant le concile Vatican II, cependant, d'importants échanges oecuméniques avaient eu lieu, sans lesquels ce démarrage n'eût pas été possible.